Zinedine Zidane : «L'obsession» qui va plomber l'équipe de France...
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

La nomination de Zinedine Zidane n'est plus qu'un secret de Polichinelle puisqu'il ne fait aucun doute que l'ancien numéro 10 de l'équipe de France succèdera à Didier Deschamps sur le banc des Bleus. Mais l'absence d'officialisation risque de poser de gros problèmes.

Dans les prochains mois, Didier Deschamps quittera son poste de sélectionneur de l'équipe de France. Pour le remplacer, c'est Zinedine Zidane qui sera l'heureux élu. Rien n'est officiel pour le moment, mais c'est un secret de Polichinelle. Par conséquent, les interrogations sont nombreuses concernant le choix de la FFF de reporter l'officialisation de la nomination de Zizou. Et pour le journaliste de L'EQUIPE Pierre-Etienne Minonzio, cela pourrait même fini par poser problème à l'équipe de France comme il l'explique en utilisant l'exemple d'une autre nation.

L'officialisation de Zidane se fait attendre

« Si l’annonce de Zidane avec les Bleus est importante ? Je pense que c’est un enjeu parce qu’une Coupe du Monde ça se joue, pas que mais un peu en partie, dans l’environnement médiatique et dans le narratif que tu arrives à écrire autour d’une équipe. Il y a un truc qui m’avait marqué, ça remonte un peu, c’est la Coupe du Monde 2018. Les allemands arrivent, ils sont champions du monde, ils font partie des favoris de la compétition et ça se passe très mal parce que juste avant la compétition il y a deux joueurs d’origine turque, Gündogan et Özil, qui vont en Turquie juste avant et qui rencontrent le président Erdogan. A partir de là, toutes les conf’ les questions étaient là-dessus et en fait, ils n’arrivaient pas à créer une dynamique autre que pourquoi on ne les sanctionne pas, ils sont allemands, pas turques. Il y a toutes les parties d’extrême droite qui les critiquaient », lâche-t-il sur le plateau de L'EQUIPE de Choc, avant de poursuivre.

«Si sportivement ça ne suit pas, ça peut devenir une obsession»

« Évidemment que ça n’a rien à voir mais ça m’avait vraiment impressionné sur le fait que si tu ne maîtrises pas ce qui se passe en conf’ de presse, ça commence à impacter les joueurs. Deschamps, il n’y a eu aucune question sur Zizou jeudi lors de la dernière liste et clairement, le narratif en cours c’est les adieux de Deschamps. D’ailleurs il l’a très bien fait, il a dit "C’est ma dernière conf’ aujourd’hui". Toutes les semaines et les mois à venir c’est ça. Sauf que si tu commences à dire dès maintenant que c’est Zidane, même si on sait que c’est le cas, le narratif peut dévier un peu sur Zidane. Si sportivement ça ne suit pas, ça peut devenir une obsession. Ça peut potentiellement perturbé à la marge », ajoute Pierre-Etienne Minonzio.

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