Mardi, Zinédine Zidane a été officiellement intronisé en tant que nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Avec le Ballon d’Or 1998 à sa tête, les Bleus peuvent compter sur une forte personnalité. En 2002, alors que Roger Lemerre était sélectionneur, « Zizou » avait été accusé de favoritisme à l’égard de son coéquipier en club Claude Makélélé. Sa réponse avait été plutôt cash à l’époque. Explications.

Attendu depuis de longs mois, Zinédine Zidane a officiellement succédé à Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Forcément, avec son charisme et son aura marquée par une immense carrière de joueur mais également d’entraîneur avec le Real Madrid, « Zizou » aura certainement une autorité naturelle avec son vestiaire, comme le pense d’ailleurs son ancien partenaire en sélection Emmanuel Petit : « Quand Zinédine Zidane entre dans une pièce, tout le monde se tait, même quand il ne parle pas. Grâce à son aura et son charisme, il n’a pas besoin de beaucoup parler pour entrer dans la tête des gens. J’imagine que certains ont hâte de jouer sous les ordres de Zizou. C'est un meneur d'hommes que j’ai envie de voir. Tout ce qu'il touche se transforme en or », analysait ce dernier sur les ondes de RMC récemment.
Zidane avait été accusé de faire du « copinage » avec Claude Makélélé
Surtout, avec Zinédine Zidane, il n’y aura pas de favoritisme. Alors que le journal l’Equipe a retracé le parcours de l’ancien numéro 10 avec les Bleus, un passage autour de sa relation avec Roger Lemerre, ancien sélectionneur de 1998 à 2002, a été révélé au grand jour. Alors qu’à l’époque, certains pensent que Zidane a obligé son sélectionneur à faire de son ami et coéquipier avec le Real Madrid Claude Makélélé un titulaire en sélection, le champion du monde 1998 avait alors répondu cash : « Mais vous me connaissez non ? Vous me voyez demander à Roger Lemerre de faire jouer Claude sous prétexte qu'on évolue ensemble au Real Madrid. Comment peut-on l'envisager une seconde ? Je discute, on discute sur la meilleure façon de faire gagner la France. Le sélectionneur nous demande notre point de vue, mais j'aurais l'air de quoi si j'imposais untel ou untel ? », avait répondu Zidane à l’époque.
« Zidane est un chef d'orchestre qui apprend et progresse chaque jour »
Sa relation avec ses anciens sélectionneurs s’est toujours bien passée, et cela devrait l’inspirer dans sa gestion du groupe à la tête de l’équipe de France. « Zidane est un chef d'orchestre qui apprend et progresse chaque jour. Quand un joueur s'en va (sur blessure), c'est un onzième de l'équipe qui s'en va. Mais quand c'est Zizou, c'est plus qu'un onzième », déclarait ainsi Roger Lemerre à son sujet. « Au départ, c'est Roger Lemerre qui décide. Puis le dialogue s'établit car les joueurs ont besoin d'adhérer au discours de l'entraîneur, on ne peut pas obliger une équipe à faire ce qu'elle ne veut pas. Mais ce n'est pas de l'autogestion pour autant », indiquait également le légendaire numéro 10 à propos de l’équipe de France de l’époque.
« Il m'a reçu chez lui, c'était un moment fabuleux »
Successeur de Roger Lemerre, Jacques Santini (2002-2004) a quant à lui était impressionné par ses premières entrevues avec Zinédine Zidane. « Dès ma nomination, j'ai fait le tour de l'Europe pour rencontrer les cadres. À Madrid, j'ai vu Makelele dans un salon du Real puis j'ai attendu Zidane, auquel j'avais plein de questions à poser. Il est arrivé et m'a dit : "Venez coach, on va déjeuner à la maison". Il m'a reçu chez lui, c'était un moment fabuleux. Quand je suis reparti dans le taxi, je n'en revenais pas », a ainsi confié Jacques Santini dans les colonnes de l’Equipe.