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Un homme en colère

Malouda : « On nest pas là pour partir à Punta Cana »

Florent Malouda

Muet après la déroute de l’équipe de France face à la Suède (2-0) pour ne pas exprimer sa colère « à chaud », Florent Malouda confirme que l’attitude des Bleus était défaillante dès la veille du match. Les relations entre joueurs semblent mouvementées. 

A l’occasion de son blog vidéo sur Le 10 Sport, vous aviez déjà pu apprécier la franchise de Florent Malouda. Dans l’univers très policé en apparence de l’équipe de France, celle-ci tranche une nouvelle fois. Et les mots du joueur de Chelsea comptent puisqu’ils ont été muris depuis hier soir, l’ancien Guingampais préférant esquiver mardi les journalistes. « C’est l’expérience ça. La défaite a réveillé des démons. Je ne voulais pas m'exprimer devant les médias. On peut faire très mal en parlant à chaud. »

« De la nonchalance »
Même à tête reposée, Malouda va titiller l’égo de ses coéquipiers. Sans détours, le Guyanais évoque la mauvaise attitude des Bleus : « La veille, Laurent Blanc a arrêté l’entraînement parce qu’il trouvait qu’il y avait de la nonchalance, qu’on ne préparait pas ce match pour le gagner. C’est comme si on était en ville et on nous a proposé de faire un match. Mais comme dit Jean-Louis (Gasset), on n’est pas là pour partir à Punta-Cana en claquettes. Au niveau de l'attitude, on n'a pas été au niveau de la compétition sur le match d'hier. »

« On s’envoie des missiles entre nous »
Trop calmes avant la rencontre, les Bleus auraient été bouillants dans le vestiaire après le revers face aux Suédois. Les critiques ont fusé. « On s’envoie des missiles entre nous. Dans le vestiaire, il faut parfois s’envoyer quelques rafales. C’est plus de l’énervement par rapport à la prestation d’ensemble. Le message, c'est qu'il faut un équilibre entre les objectifs individuels et la performance de l'équipe. Si on bascule dans l'excès, ça peut être contagieux et faire dérailler la machine. » Malouda reconnaît-là que des joueurs de l’équipe de France ont pêché par excès de confiance et d’individualisme. Des défauts dont il faudra rapidement se débarrasser pour éviter une déroute encore plus grande, samedi (20h45), face aux champions du monde et d’Europe espagnols.