Présent à la tête de l'équipe de France depuis quatorze ans, Didier Deschamps est passé par toutes les émotions dans sa fonction de sélectionneur. Et en 2013, alors que les Bleus étaient très mal embarqués en barrage pour une qualification à la Coupe du Monde 2014, Mathieu Valbuena se souvient d'un coup de gueule mémorable de la part de Deschamps dans le vestiaire.

Les faits remontent au mois de novembre 2013, alors que l'équipe de France était obligée de passer par un barrage face à l'Ukraine afin de valider son ticket pour la Coupe du Monde au Brésil six mois plus tard : au match aller, à Kiev, les hommes de Didier Deschamps s'étaient inclinés sur le score de 2-0 en affichant un visage très préoccupant. Fortement remonté contre la prestation de ses joueurs, le sélectionneur de l'équipe de France avait alors poussé un énorme coup de gueule en interne comme l'a expliqué Mathieu Valbuena dans les colonnes de L'EQUIPE.
« Il nous a démontés, mais démontés ! »
L'ancien milieu offensif des Bleus se remémore ce craquage légendaire de Didier Deschamps : « Les coups de gueule de Deschamps pendant la Coupe du Monde 2014 ? Il n'y en a pas eu beaucoup, sincèrement. Non, le gros coup de gueule, ç'a été après le premier match contre l'Ukraine en barrages. Après le match, d'abord, mais aussi le lendemain, quand on est rentrés. Il nous a démontés, mais démontés ! Il nous a fracassés ! Il nous a dit : "Mais c'est ça l'image que vous voulez laisser ? Il y a toutes vos familles qui vous attendent au Brésil et vous, vous faites ça !" Il avait raison », indique Valbuena.
La fête chez les Bleus après l'élimination
Et alors que l'équipe de France avait finalement été sortie de cette Coupe du Monde 2014 en quart de finale par l'Allemagne, future vainqueur du tournoi, Mathieu Valbuena a fait une révélation sur les heures qui ont suivi cette grosse désillusion : « Après l'élimination, on a fait une petite fête entre nous. On était au camp de base. Les coaches nous avaient dit : "Vous êtes en vacances, mais c'est beau ce que vous avez fait, profitez-en". Noël Le Graet était venu nous voir pour nous dire : "C'est le début d'une reconquête, d'une grande histoire". La suite lui a donné raison. Est-ce que 2018, 2022, ce n'est pas né là ? On s'est retrouvés, on s'est posés, on savait que c'était fini. Au bout de quelques verres, on s'est dit : "Les gars, dans deux ans, l'Euro, c'est chez nous hein, on va le faire". On avait vraiment un super groupe. Il y avait vraiment une osmose. Je me souviens d'avoir pris conscience à cet instant que ce groupe était prêt à faire de grandes choses », se remémore l'ancien joueur de l'OM.