Au milieu de terrain, après l'inclusion de talents tels que Rayan Cherki, Désiré Doué et Michael Olise ces derniers mois, Ayyoub Bouaddi aurait lui aussi pu fêter ses premières sélections en équipe de France. Néanmoins, le jeune joueur du LOSC n'a pas été appelé par Didier Deschamps et la Fédération française de football. Il a fini par choisir le Maroc, créant un débat sur les responsabilités de chacun dans ce rendez-vous manqué. Samuel Umtiti est monté au créneau.

L'équipe de France a pu, avant de signer une entrée en lice réussie face au Sénégal mardi, témoigner de l'apport d'Ayyoub Bouaddi au sein de l'entrejeu du Maroc le dimanche 14 juin face au Brésil (1-1). Etincelant, le jeune milieu de terrain de 18 ans aurait pu représenter la France après avoir fait toutes ses classes au sein des équipes de jeune. D'après les sources du journaliste Gilbert Brisbois qui présente l'After Foot sur RMC, Bouaddi voulait d'ailleurs jouer pour les Bleus. « Des informations que l’on a pu récolter montrent clairement qu’Ayyoub Bouaddi voulait initialement l’équipe de France. Finalement, l’équipe de France n’est pas arrivée et il se retrouve sans doute très heureux d’y être avec l’équipe du Maroc à la Coupe du monde ».
«Je reste persuadé que ce n'est pas forcément la fédé»
Depuis ses débuts au Mondial avec le Maroc, il est question d'un raté de la part du sélectionneur Didier Deschamps et de la Fédération française de football pour avoir laissé Ayyoub Bouaddi leur filer entre les doigts. Une lecture de la situation qui n'est pas du tout celle de Samuel Umtiti. « Est-ce que Didier Deschamps a raté Ayyoub Bouaddi ? Est-ce que la FFF a mal fait le boulot ? Je reste persuadé que ce n'est pas forcément la fédé. C'est le joueur qui doit prendre la décision, et c'est vraiment un choix du cœur. Le connaissant personnellement, ça ne m'étonne pas, et je pense que c'est vraiment le cœur qui a parlé. Même s'il a fait ses classes en équipe de France de jeunes, il n'y a aucun souci, en tout cas pour moi ».
«Si la fédé l'appelle et lui dit qu'il compte sur lui, si lui est persuadé que son cœur bat plus pour le Maroc, ça n'aurait rien changé»
Ex-coéquipier d'Ayyoub Bouaddi au LOSC, le champion du monde 2018 assure que tout relève d'un choix de la part du joueur et non d'une manière de fonctionner de la FFF. « Ensuite, cette passerelle-là qu'il devait prendre pour aller chez les A, pour moi c'est vraiment le cœur qui doit parler et avec qui tu te sens de jouer, et ce n'est pas forcément la fédé. Si la fédé l'appelle et lui dit qu'il compte sur lui, si lui est persuadé que son cœur bat plus pour le Maroc, ça n'aurait rien changé. Pour moi, ce n'est pas la fédé qui a mal fait son travail, c'est plutôt Ayyoub qui a fait son choix, et il faut le respecter ».