Les Bleus, c'est le Saint-Graal pour tout joueur disposant de la nationalité française. Après être passé avec les équipes de jeunes de la République démocratique du Congo, c'est vers l'équipe de France que Presnel Kimpembe s'est tourné en 2015 avant de s'asseoir sur le toit du monde en Russie trois ans plus tard. Pour le dernier Mondial, l'ancien défenseur du PSG est entré dans un protocole médical concernant la liste des joueurs sélectionnés qu'il a perçu comme un manque criant de confiance.

En équipe de France, ce fut les montagnes russes pour Presnel Kimpembe. Appelé dès l'automne 2016 pour pallier la blessure d'Eliaquim Mangala, l'ex-défenseur du PSG a dû attendre le printemps 2018 afin d'enfin pouvoir fouler une pelouse avec le maillot des Bleus sur les épaules. S'en est suivi un titre de champion du monde en 2018 dans un rôle de remplaçant puis une Ligue des nations en 2021 avec une participation plus centrale. Cependant, Kimpembe n'aura disputé qu'une Coupe du monde dans sa carrière en raison de son forfait au Mondial 2022.
«J'ai considéré cela comme un manque de confiance»
Se trouvant en pleine promotion de son livre La Force, Presnel Kimpembe a pris la parole par le biais du Journal du Dimanche, reconnaissant avoir été blessé par la gestion de son état de santé par le staff médicale de l'équipe de France en 2022. « Pour le Mondial 2022, vous étiez sélectionné mais sous contrôle médical. Avec le recul, comprenez-vous les réticences du staff des Bleus ? Je l'ai compris parce que c'est leur boulot et qu'ils doivent rendre des comptes. Mais j'ai encore du mal à l'accepter parce que j'ai considéré cela comme un manque de confiance. C'est ce qui m'avait amené à me rendre moi-même à Clairefontaine pour leur annoncer que je n'irais pas au Qatar. J'avais toujours répondu présent, dans toutes les sélections, même quand j'avais des pépins. J'avais toujours joué le jeu. Ce n'était pas un coup de poignard dans le dos, c'est trop fort, mais c'est comme si on me titillait ».
«Avec Didier Deschamps, on échange, on s'envoie des messages»
Néanmoins, près de quatre ans plus tard, aucun sentiment de rancoeur n'habite Presnel Kimpembe. Le principal concerné avoue de toute manière qu'il n'avait nullement l'intention de priver un joueur apte à prendre part à une Coupe du monde. « Avez-vous pu crever l'abcès ? Avec Didier Deschamps, on échange, on s'envoie des messages. Il n'y a pas de problème. A l'instant T, ce fut une décision difficile. Mais il fallait aussi être honnête, ne pas se mentir : je n'étais pas à 100%. Et je ne voulais pas prendre la place de quelqu'un ».