L’équipe de France s’est faite remarquer en Afrique du sud pendant la Coupe du monde 2010, mais certainement pas pour ses performances sportives. Ce sont toutes les frasques du groupe et de l’institution qui ont fait le tour du monde avec une rupture forte entre l’ancien sélectionneur Raymond Domenech et ses joueurs qu’il n’a pas manqué de fracasser dans son journal intime.

Ce fut une série Netflix avant l’heure. En juin 2010, l’équipe de France était partie en grève pendant la phase de poules de la Coupe du monde en Afrique du Sud à la suite de la décision de la Fédération française de football d’exclure Nicolas Anelka du groupe pour des propos déformés tenus à Raymond Domenech pendant la mi-temps de France - Mexique (0-2). Résultat, en signe de protestation, les Bleus ne sont pas sortis de l’autocar refusant de s’entraîner. Dans le documentaire Netflix : « Le bus, les Bleus en grève », on apprend que Domenech avaient confisqué les clés du car estimant qu’ils « allaient finir par venir s’entraîner ».
«Gourcuff, mais qu'il est con. Autiste léger d'abord et con ensuite»
Pour ce documentaire mis en ligne sur la plateforme de streaming, Raymond Domenech a accepté de confier son journal intime. On peut donc y lire certaines attaques de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France (2004-2010) envers ses joueurs. A commencer par le champion du monde Thierry Henry : « Thierry Henry est né le 17 août. Lion banal : il se regarde le nombril ». Enfant prodige du football français de l’époque, Yoann Gourcuff en avait lui aussi pris pour son grade dans le journal de bord de Domenech. « Gourcuff, mais qu'il est con. Autiste léger d'abord et con ensuite ».
Domenech dans son journal sur la grève : «C'est votre meilleure action collective de tout le Mondial. Le suicide est commis ! Alléluia !»
Mais ce n’est pas tout. Celui qui pensait hériter du brassard de capitaine, à savoir William Gallas, n’était pas jouasse et cela commençait sérieusement à irriter le sélectionneur. « Gallas fait toujours la gueule. Je ne supporterai pas longtemps ». Un petit nom d’oiseau à été adressé à Nicolas Anelka au passage. « Anelka qui est passé sans me regarder. Ce gros con ! ». Pour terminer, L’Équipe rapporte d’autres propos rédigés par Raymond Domenech dans son journal de bord au sujet de la grève d’entraînement. « C'est votre meilleure action collective de tout le Mondial. Le suicide est commis ! Alléluia ! »