Le moment où tout aurait pu basculer pour un homme fort de Didier Deschamps. Et ce, à cause d’une intervention dangereuse en toute fin d’un match amical entre l’équipe de France et la Colombie dimanche soir (3-1). De quoi faire sortir de ses gonds le sélectionneur des Bleus devant les caméras de TF1 où il n’a pas mâché ses mots. Explications.

2/2. Dimanche, la tournée nord-américaine de l’équipe de France s’est conclue par un succès à Washington contre la Colombie (3-1). Malgré une totale révision de son onze de départ par rapport à la victoire face au Brésil 72 heures plus tôt à Boston, même le capitaine Kylian Mbappé ne figurait par dans la composition choisie par Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus a vu ses hommes être une fois de plus très réalistes en inscrivant trois buts grâce à un doublé de Désiré Doué et la première réalisation de Marcus Thuram en équipe de France depuis novembre 2023 contre Gibraltar (14-0).
«Heureusement qu'il saute, autrement la jambe, il ne lui en reste plus qu'une !»
Pendant la seconde période de cette rencontre amicale qui n’en avait que le nom au vu de l’engagement mis par les Cafeteros, Didier Deschamps a fait entrer Hugo Ekitike, Randal Kolo Muani, Eduardo Camavinga ainsi que Kylian Mbappé et Michael Olise dans le dernier quart d’heure de la rencontre pour les deux derniers cités. L’ailier du Bayern Munich, qui évolue à une position plus centrale en équipe de France, a eu une belle frayeur en fin de match en raison d’une intervention non maîtrisée d’un joueur de la Colombie qui aurait pu lui coûter très cher, entraînant la colère de Deschamps au micro de TF1, le diffuseur. « Vous le savez aussi bien que moi, les équipes sud-américaines ont ça. Là, en sachant qu'il n'y a pas le VAR, ça aide un peu, notamment sur la dernière action, le dernier tacle sur Michael Olise… Heureusement qu'il saute, autrement la jambe, il ne lui en reste plus qu'une ! Mais c'est bien aussi d'avoir un match amical avec un adversaire qui est plus faible… l'envie y est. C'est bien, il y a de la ferveur, c'est bien pour les joueurs. Ça nous a permis de faire deux répétitions de très bonne qualité ».

«Je lui ai dit au quatrième arbitre, on n'est pas au football américain ! Il n'y a pas des plaquages !»
Le sélectionneur de l’équipe de France, sachant pertinemment à quoi s’attendre lors des confrontations avec les nations d’Amérique du sud assure avoir fait savoir son mécontentement auprès du corps arbitral dans la foulée de cette situation chaude pour l’état physique de Michael Olise. « C'est par rapport au tacle sur Michael: s'il ne saute pas, il peut lui casser la jambe quoi ! On est en match amical… agressivité d'accord, on sait ce que c'est mais ça va un peu au delà. Ce n'est pas toujours sanctionné. Je lui ai dit au quatrième arbitre, on n'est pas au football américain ! Il n'y a pas des plaquages ! Pas de conséquence grave heureusement ». Plus de peur que de mal, fort heureusement, pour le joueur du Bayern Munich à quelques semaines du coup d’envoi du Mondial.