Après avoir battu le Sénégal et l'Irak, l'équipe de France va affronter la Norvège ce vendredi soir pour tenter de conserver la première place du groupe I. Se prononçant sur le turn-over de Didier Deschamps à la Coupe du Monde, Jérôme Rothen a affirmé que huit joueurs tricolores n'allaient plus jouer à partir de la phase à éliminations directes.

Tombé dans le groupe I lors du tirage au sort de la Coupe du Monde 2026, l'équipe de France s'est imposée face au Sénégal et contre l'Irak lors des deux premières journées. Déjà qualifiés pour les 16èmes de finale de la compétition, les hommes de Didier Deschamps vont se frotter à la Norvège pour essayer de conforter leur place de leader. Si le sélectionneur tricolore devrait faire tourner ce vendredi soir, cela ne devrait plus être le cas lors de la phase à éliminations directes. D'après Jérôme Rothen, Didier Deschamps va miser exclusivement sur son noyau dur de 14-15 joueurs.
«Ils savent très bien que sur les matchs couperets, ils ne joueront pas»
« Quand tu fais une compétition comme ça, quand un groupe se met en place, tu sais pertinemment quel rôle tu vas avoir. Tu as ceux qui partent comme des titulaires, parce que Didier Deschamps leur fait confiance. Il a son XI type, et c'est l'équipe qui a joué le premier match. Et tu as trois ou quatre joueurs qui peuvent rentrer dans ce XI si des mecs ne sont pas en forme, s'il y a des pépins physiques ou pour la concurrence qu'il faut mettre en place. Tu peux remplacer Doué par Barcola. Au milieu, on a eu la confirmation, je ne suis pas sûr que Didier en soit au point de mettre une concurrence, mais pour moi, Koné est une vraie alternative au duo Rabiot-Tchouameni. A gauche, que ce soit Lucas Digne ou Theo Hernandez, pour moi, les deux n'ont pas donné forcément beaucoup de satisfactions, mais il en a pris deux là », a précisé Jérôme Rothen, présent dans l'émission Rothen s'enflamme ce jeudi, avant d'énumérer les joueurs qui ne font pas partie du noyau dur de Didier Deschamps.
«Vous allez faire du Adil Rami»
« Quand tu t'appelles Mateta, Thuram, Akliouche, Kanté, Zaïre-Emery, Malo Gusto, Konaté, Lucas Hernandez... quand ils sont appelés à être dans le groupe, qu'est-ce qu'ils se disent ? Eux, ils ne peuvent pas être en demande de temps de jeu, parce qu'ils connaissent le problème mis en place par Didier Deschamps, c'est à dire qu'ils sont des bons remplaçants. En plus de ça, si tu leur donne du temps de jeu, c'est pour leur faire plaisir en gros, pour les concerner. Même s'ils ont du temps de jeu contre la Norvège, ils savent très bien que sur les matchs couperets, ils ne joueront pas. Ça sera les 14-15 joueurs que je viens de te citer. Il n'y a que quatre joueurs (en dehors du XI type), et on peut rajouter Malo Gusto, qui doivent rester concernés et qui vont avoir du temps de jeu quand il y aura la possibilité de leur en donner, mais après des rentrées comme il a fait contre l'Irak... Quand il fait rentrer Thuram une minute, quand il fait rentrer Akliouche à six minutes de la fin, mais tu crois que ces rentrées-là c'est pourquoi en fait ? (Il parle à Fabrice Hawkins) C'est pour leur donner un peu, mais par contre, les gars, me faites pas chier, m'embêtez pas parce que vous savez que pour le reste de la compétition, sur des matchs couperets, vous ne jouerez pas. Vous allez faire du Adil Rami, du Flo Thauvin pour 2018, et en 1998, il y a des joueurs qui étaient (aussi) dans ce turn-over là », a affirmé Jérôme Rothen, ancien milieu gauche de l'équipe de France, sur les ondes de RMC Sport.