Le gouvernement s’inquiète du risque de débordements en marge du quart de finale de Coupe du monde entre la France et le Maroc prévu ce jeudi soir. Dans un télégramme envoyé aux forces de l’ordre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a demandé «un renforcement des dispositifs de sécurisation».

Après avoir battu la Suède et le Paraguay, l’équipe de France affronte le Maroc ce jeudi soir (22h, heure locale) en quarts de finale de la Coupe du monde. Une rencontre à risque sur le terrain, mais également en dehors comme en témoigne ce télégramme envoyé aux forces de l’ordre par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui demande « un renforcement des dispositifs de sécurisation ».
La mise en garde du ministre de l’Intérieur
« Aucun débordement ne devra être toléré et appellera une réponse immédiate », avait-il écrit dans ce document adressé le 1ᵉʳ juillet aux préfets ainsi qu'aux responsables de la police, de la gendarmerie, de la préfecture de police de Paris et de la sécurité intérieure en vue des prochains matches de la Coupe du monde. Ce quart de finale est évidemment concerné, d’autant que les rencontres du Maroc, comme celles de l'Algérie ou la Turquie, étaient considérées comme à risque par les autorités. La Direction nationale de la sécurité publique (DNSP) avait alerté sur la possibilité de « débordements sur l'ensemble du territoire national » avec « des cortèges bruyants et festifs, des rodéos motorisés, des rassemblements spontanés sur la voie publique, des tirs de feux d'artifice et mortiers ».
Les forces de l'ordre sont notamment appelées à apporter « une attention particulière à la consommation d'alcool, à l'occupation des voies de circulation et en priorité à la délinquance susceptible d'accompagner ces événements. »
Laurent Nuñez ajoute dans ce document que s’est procuré l’AFP que « les demi-finales constituent un point d’attention puisqu’elles se disputeront les 14 et 15 juillet, période où les forces de sécurité intérieures seront fortement mobilisées dans le cadre des festivités de la Fête nationale et de la commémoration de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice ». En cas de victoire, la France affrontera l’Espagne ou la Belgique le 14 juillet prochain.
Marina Ferrari en appelle « à la responsabilité de chacun »
Des « consignes claires » ont été envoyées « à toute nos préfectures » pour « intervenir rapidement et ne tolérer aucun débordement », a confirmé ce jeudi matin sur franceinfo la ministre des Sports, Marina Ferrari, qui en appelle « à la responsabilité de chacun » pour que « cette soirée puisse rester avant tout une fête du sport ».
Et d’ajouter : « Plus on monte en intensité dans les phases finales, plus il y a des risques de débordements. Donc bien évidemment, nous sommes en configuration avec des consignes claires du ministre de l'Intérieur qui ont été envoyées à toutes nos préfectures de renforcer les dispositifs, d'être extrêmement vigilants, d'intervenir très rapidement, de ne tolérer aucun débordement, de prendre le cas échéant des mesures d'interdiction de vente d'alcool sur la voie publique. »