L'équipe de France est tombée bien bas sur le continent africain pendant la Coupe du monde 2010. Vice-championne du monde en titre à l'époque, la sélection alors entraînée par Raymond Domenech a tout bonnement implosée à Knysna. Une fronde vis-à-vis du sélectionneur après l'exclusion de Nicolas Anelka et une perte de contrôle totale qui aurait pu être évitée selon Gaël Clichy. Explications.

Onze ans après ses débuts en équipe de France A, Thierry Henry en devenait le capitaine. Entre l'Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, Raymond Domenech faisait du champion du monde 98 le patron du vestiaire des Bleus. Néanmoins, de par son temps de jeu moins important au FC Barcelone à l'approche du Mondial en Afrique du sud, celui qui est surnommé Titi a été déclassé et a même été à deux doigts de ne pas participer à la compétition.
De Thierry Henry à Patrice Evra capitaine, la chute de l'équipe de France en Afrique du sud
Une Coupe du monde qui restera gravée dans les annales, mais pas pour des raisons sportives. En effet, une insubordination de la part de Nicolas Anelka à la mi-temps de France - Mexique engendrant une mutinerie du vestiaire avec une grève d'entraînement avec des joueurs qui étaient restés dans le car de l'équipe sans s'entraîner pour contester l'exclusion du groupe de Nicolas Anelka sous décision de la Fédération française de football et un règlement de comptes du capitaine Patrice Evra en conférence de presse en pleine compétition par rapport aux médias et au « traître » parmi l'équipe de France.
«J'ose imaginer que si Thierry avait toujours été le visage autoritaire de cette équipe, ça aurait pu se passer différemment»
Au milieu de tout ça, Thierry Henry : champion du monde 98 et d'Europe 2000 au statut moindre chez les Bleus pendant ce Mondial. Gaël Clichy a bien connu le Français à Arsenal, puis en équipe de France avant d'en être l'adjoint avec l'équipe de France Espoirs. Pour lui, et lors d'une interview avec le média Carré, le fait qu'il ait été destitué de son rôle de capitaine a été la mèche allumée qui a mis le feu. « Quel est le problème à Knysna ? Déjà, tu as ton capitaine, un joueur qui est non seulement important pour la nation, mais dans le football mondial. On lui retire quelque part cette autorité à Thierry Henry. Tu le fais comme tu le fais, je pense qu'il y a des choses qui se font et d'autres qui se font différemment. Quand tu pars là-dedans... J'ose imaginer que si Thierry avait toujours été le visage autoritaire de cette équipe, ça aurait pu se passer différemment. Je le pense sincèrement ».