Après des années à l’OL, Rayan Cherki a décidé l’été dernier de rejoindre Manchester City et grand bien lui en a pris. Pour sa première saison en Angleterre, le milieu offensif a brillé et il a d’ailleurs convaincu Didier Deschamps de faire appel à lui pour la Coupe du monde. Le Français a également tapé dans l’œil d’un certain Lamine Yamal.

À seulement 18 ans, Lamine Yamal est déjà l’un des meilleurs du monde, mais surtout un joueur différent. L’Espagnol brille par ses dribbles chaloupés et ses passes décisives sorties de nulle part, ce qui pousse certains fans à débourser des fortunes pour le voir jouer. L’attaquant barcelonais possède un profil rare, ce qu’il regrette un peu.
« Ce qui me manque, c’est que les gens prennent du plaisir à regarder le foot »
Pour El País, Lamine Yamal a évoqué le football d’aujourd’hui. Le champion d’Europe 2024 regrette que tout soit devenu trop mécanique, ce qui laisse moins de place à la malice et au plaisir. « Chez les joueurs qui font leur apparition aujourd’hui, le problème que je constate, c’est qu’à quatre ans, ils s’inscrivent déjà dans une équipe de foot et, dans cette équipe, on leur dit : « Bon, le latéral doit contrôler le ballon et le passer à l’ailier ; l’ailier doit contrôler le ballon et le passer au pivot. Tout le monde doit défendre, tout le monde doit attaquer, tout le monde doit faire circuler le ballon ». Alors que quand je jouais dans la rue, c’était : celui qui marque deux buts gagne et l’autre est éliminé. Il fallait donc faire preuve de malice, je ne sais pas, prendre du plaisir. Ce qui me manque, c’est que les gens prennent du plaisir à regarder le foot. »
Yamal est fan de Cherki
Malgré cette vision plutôt pessimiste du football actuel, Lamine Yamal prend encore du plaisir à regarder certains joueurs. Le prodige du FC Barcelone a notamment cité un certain Rayan Cherki qui dispute actuellement la Coupe du monde avec l’équipe de France. « Avant, je regardais beaucoup de foot et maintenant j’ai du mal, parce que pour regarder un match, j’ai besoin de joueurs comme Neymar, comme Isco, comme Benzema, comme Vinicius, comme Cherki… des joueurs qu’on aime regarder. Pas besoin que ce soit un Brésilien comme Ronaldinho. Je n’ai jamais vu Henry en direct, mais en vidéo, j’adorais le regarder. » L’ancien Lyonnais appréciera sûrement la belle marque de respect de l’international espagnol.