D’après les informations révélées par The Times, Gianni Infantino souhaite vendre des parts de la Coupe du monde à un groupe d’investisseurs privés. Quand il s’agit du président de la FIFA, Donald Trump n’est jamais très loin, puisque le frère du gendre de ce dernier en fait partie. L’UEFA n’a pas attendu longtemps pour réagir et s’est fermement opposée à ce projet.

La Coupe du monde 2026 s’est conclue il y a seulement une dizaine de jours, mais Gianni Infantino a déjà de la suite dans les idées. D’après les informations du Times, le président de la FIFA souhaite vendre des parts de la compétition à des investisseurs privés, par le biais d’une nouvelle société qui serait chargée de gérer la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs.
Le frère du gendre de Trump impliqué dans le projet
Un projet qui pourrait rapporter gros, puisque cette société commerciale est valorisée à près de 20 milliards de dollars, soit environ 17,5 milliards d’euros. Si la FIFA garderait le contrôle, elle pourrait vendre 20 à 30% de cette société à des investisseurs privés. Ce groupe d’investisseurs serait mené par le fonds d’investissement Thrive Eternal, dont le patron n’est autre que Joshua Kushner, frère cadet de Jared Kushner, gendre de… Donald Trump, dont il a également été l’un des hauts conseillers à la Maison-Blanche.
« Un apport en capital ponctuel pouvant atteindre 20 millions de dollars américains »
Ce qui a depuis été confirmé par la FIFA dans un communiqué publié ce mardi après-midi, indiquant également que cela « offrirait à chacune des 211 associations membres la possibilité de participer au FFFP (FIFA Fast Forward Programme) afin d’accéder à un apport en capital ponctuel pouvant atteindre 20 millions de dollars américains. La participation serait entièrement volontaire, et aucune association membre ne serait tenue d’y prendre part. » On l’a bien compris, l’objectif est de faire toujours plus d’argent et Gianni Infantino pourrait bien entendu en profiter. Toujours selon The Times, il pourrait devenir le « commissionnaire » de cette nouvelle société à la fin de son mandat, en 2031, ce qui lui rapporterait plusieurs dizaines de millions de dollars par an.
« Cela franchit une ligne que les instances dirigeantes du football ne devraient jamais franchir »
À la suite des informations révélées par The Times, l’UEFA a rapidement réagi. Dans un communiqué, l’instance s’est opposée à ce projet et a invité le monde du football à faire de même : « Cela franchit une ligne que les instances dirigeantes du football ne devraient jamais franchir. L’UEFA prend cette affaire très au sérieux. Il en va de même pour chaque fédération nationale de football. Il en va de même pour toutes les parties prenantes : les ligues, les clubs, les joueurs, les supporters, les gouvernements et tous ceux qui se soucient de l’avenir de ce sport. L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à négocier — surtout en l’absence totale de transparence quant à ceux qui en tirent un avantage financier. Aucun de nous n’est propriétaire du football. Il n’appartient pas à la FIFA de le vendre. »