Coupe du monde 2026 : Un joueur craque après le naufrage de la Tunisie
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Il n’y a pas eu de miracle pour la Tunisie samedi soir, largement battu par le Japon (4-0) six jours après la claque face à la Suède qui avait précipité le départ de Sabri Lamouchi, remplacé par Hervé Renard à la tête de la sélection. Après la rencontre, Ali Abdi est apparu marqué au moment d’évoquer la prestation des siens.

Six jours après la lourde défaite face à la Suède (5-1), une réaction était attendue de la part de la Tunisie, appelant Hervé Renard à la rescousse pour succéder à Sabri Lamouchi. Mais les Aigles de Carthage ont encore sombré, s’inclinant contre le Japon (4-0) dans la nuit de samedi à dimanche. La Tunisie, devenue la première sélection africaine à encaisser plus de 4 buts dans chacun de ses deux premiers matchs dans un Mondial, est d’ores et déjà éliminée.

« Ce qui nous arrive est incompréhensible »

Furieux et touché par cette nouvelle claque, Ali Abdi a craqué au micro de beIN Sports, s’en prenant notamment à la fédération tunisienne pour la préparation de cette Coupe du monde. « Je demande pardon aux supporters, ce qui nous arrive est incompréhensible, a lancé le défenseur de l’OGC Nice. Je m’excuse auprès des supporters tunisiens, pas auprès des gens qui s’amusent à sortir des informations à droite à gauche. Ce n’est pas dans l’intérêt du pays. »

« Nous n’avons pas le temps de travailler »

Et d’ajouter, avant un troisième match contre les Pays-Bas ce vendredi : « Nous n’avons pas le temps de travailler, on casse tout pour reconstruire à chaque fois à la place de corriger les défauts. On vient jouer une Coupe du monde avec des joueurs qui n’ont jamais joué ensemble. Construire une sélection compétitive demande du temps et de la stabilité. On ne peut pas préparer un Mondial en disputant quelques matchs à peine, face à des adversaires qui se préparent depuis des années ».

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