Si certains observateurs reprochent la présence de petites nations dans cette première Coupe du monde à 48 équipes, Walid Acherchour se montre de son côté critique contre certaines sélections européennes loin d’être irréprochables selon lui, à l’instar de la Suède, qualifiée pour les seizièmes de finale.

Des critiques se font entendre concernant le niveau de cette Coupe du monde à 48 équipes, une première dans l’histoire qui permet à de petites nations de participer à l’évènement. « C’est la fête foraine! Tout le monde est content, s’est notamment emporté le journaliste Daniel Riolo après la large victoire du Portugal contre l’Ouzbékistan (5-0). On n’a jamais vu des écarts pareils dans une grande compétition. Mais bon voilà…c’est la Coupe du monde de la Fifa. Et on n’a pas le droit de le dire sinon on nous dit: 'Qu’est-ce que vous foutez aux États-Unis, vous critiquez…' C’est comme si on suivait la Ligue 1 et qu’on n’avait pas le droit de dire qu’il y avait des matchs pourris en Ligue 1 ».
Un avis partagé par un autre consultant de l’After Foot en la personne de Maxime Chanot : « Est-ce que c’est arrogant si je me permets de dire que ce sont des nations qui n’ont pas à être à la Coupe du monde. On va me prendre pour quelqu’un d’hautain mais aujourd’hui, il y a des nations qui n’ont rien à faire dans cette Coupe du monde. Ça nivèle le niveau par le bas. Il n’y a pas photo et tu t’ennuies sur les premiers matchs. »
« On oublie les sélections européennes qui normalement devraient être au-dessus »
De son côté, Walid Acherchour préfère taper sur certaines sélections européennes loin d’être au rendez-vous selon lui. « On cible sur certaines sélections, sur certains types de matchs, et on oublie quand même que les sélections européennes qui normalement devraient être au-dessus. L'Ouzbékistan a mérité sa qualification, alors que l'Écosse et la Tchéquie ont profité des ristournes du format », a rappelé le chroniqueur de l’After Foot.
« L'Europe, on a le droit d'y être, quoi qu'il arrive »
Pour appuyer ses propos, Walid Acherchour a souligné le parcours « cataclysmique » de la Suède, qui a terminé sa phase de groupe par un nul contre le Japon (1-1), suffisant pour être qualifiée : « Elle en prend 5 contre les Pays-Bas avec une défense catastrophique ». Et de conclure : « L'Europe, on a le droit d'y être, quoi qu'il arrive, malgré le chemin de traverse, malgré le côté ridicule ».