Mardi, le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football a annoncé sa décision de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique remporté le 18 janvier dernier afin de l’attribuer au Maroc. Un ancien joueur de l’OM, qui a déjà remporté la compétition il y a quelques années, a été interrogé à ce sujet et n’a pas caché son agacement.

Alors que tout le monde était focalisé sur les huitièmes de finale retour de Ligue des champions, avec notamment la victoire du PSG sur la pelouse de Chelsea (0-3), la Confédération Africaine de Football (CAF) a publié un communiqué mardi soir pour sacrer le Maroc champion d’Afrique 2025. Si le Sénégal s’est imposé en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) le 18 janvier dernier (1-0), la CAF l’a destitué de son titre deux mois plus tard, les Lions de la Teranga ayant quitté la pelouse plusieurs minutes pour contester le penalty accordé aux Marocains.
« Cette décision est totalement injuste ! »
Une décision contestée par beaucoup et notamment par Bouna Sarr. Dans le cadre d’un entretien accordé à L’Équipe, l’ancien joueur de l’OM (2015-2020), revenu à Metz en début d’année, a été interrogé à ce sujet et a, sans trop de surprise, pris le parti du Sénégal, avec lequel il a remporté la CAN en 2022, lui qui compte 13 sélections avec les Lions de la Teranga.

« Remettre en cause la victoire du Sénégal n'a pas de sens et ça fait tache ! »
« Cette décision est totalement injuste ! Deux mois après la compétition, remettre en cause la victoire du Sénégal n'a pas de sens et ça fait tache ! Les Sénégalais ont mérité cette victoire sur le terrain et elle doit bien sûr leur rester attribuée. Je ne sais pas comment ça va se finir, mais dans le cœur des vrais amoureux de football, le Sénégal restera le champion d'Afrique quoi qu'il arrive. J'espère que le TAS (Tribunal arbitral du sport) remettra les choses à l'endroit. En attendant, c'est dommage car cela casse injustement le mérite du Sénégal d'avoir remporté ce trophée. Et pour le rendre, ça va être compliqué... (Rire) », a déclaré Bouna Sarr.