Alors qu’il avait gagné la finale de la CAN il y a un peu plus de deux mois, le Sénégal a finalement perdu son titre sur tapis vert car les joueurs de Pape Thiaw avaient quitté la pelouse pendant de longues minutes contre le Maroc. Pour un grand nombre d’observateurs, cette décision ne passe pas, mais une solution pourrait mettre tout le monde d’accord.

Le 18 janvier dernier, le Sénégal remportait la CAN en prolongations face au Maroc grâce à un but de Pape Gueye. Un moment très important pour les Lions de la Téranga, mais plus de deux mois plus tard, tout a changé. En effet, leur titre leur a été enlevé car ce sont les coéquipiers d’Achraf Hakimi qui ont été finalement déclarés gagnants sur tapis vert. Une décision surprenante, qui a été très largement commentée.
Une nouvelle finale sur terrain neutre ?
Actuellement, Sénégalais comme Marocains s’estiment champions d’Afrique et cette affaire est donc encore loin d’être terminée. Toutefois, à en croire le journaliste Christophe Cessieux, qui s’est exprimé dans Les Grandes Gueules du Sport sur RMC, ce conflit pourrait être réglé d’une manière très étonnante. « Le Maroc va venir jouer en France, à Lens, après-demain, je ne sais pas s’ils vont eux aussi venir avec un trophée, ou un faux trophée en papier pour faire le tour du stade. C’est du grand cinéma, quand même, tout ça. Ce que j’aurais bien aimé, c’est que le Sénégal et le Maroc se retrouvent finalement sur un terrain neutre, à Paris, pour disputer une vraie finale. (…) Ou alors tu leur files une coupe à chacun, mais tu ne vas pas leur retirer leur coupe deux mois après ! »

« Il faut trouver une solution qui remette les compteurs à zéro »
Une idée qui enthousiasme aussi David Douillet, qui estime que cela permettrait aux deux pays d’en sortir grandis. « Ce qu’il faudrait faire, c’est trouver une solution. Il y en a une qui a été avancée, c’est de rejouer le match. Pourquoi pas ? C’est peut-être la meilleure. Mais il faut trouver une solution qui remette les compteurs à zéro et qui permette à ces deux nations de sortir grandies de cette affaire. » Un tel scénario paraît toutefois peu probable aujourd’hui.