«Tout le monde parle de Seixas mais il est aussi très, très fort» : Voilà l'autre phénomène du cyclisme français !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Le cyclisme français se porte décidemment très bien et semble avoir un très bel avenir devant lui. Entre le phénomène Paul Seixas, et le sprinteur Paul Magnier, la France peut aborder sereinement le futur. Mais ce n'est pas tout puisqu'un autre tricolore se distingue actuellement sur le Giro : Mathys Rondel.

Difficile à imaginer ces dernières années, et pourtant la relève du cyclisme mondial est peut-être française ! Bien évidemment, tous les regards se portent sur Paul Seixas, magnifique vainqueur du Tour du Pays Basque et de la Flèche Wallonne, il a également été seul coureur en mesure de suivre Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège, le prodige tricolore sera présent sur le Tour de France. Mais ce n'est pas le seul jeune français à briller. Dans un autre style, on peut également citer Paul Magnier. Le sprinteur de la Soudal-Quick Step a effectivement remporté deux étapes sur le Giro et porte la maillot cyclamen qui récompense le leader du classement par point.

Mathys Rondel, l'autre phénomène du cyclisme français

Mais un troisième coureur français est en train de se faire un nom. Egalement présent sur le Giro, Mathys Rondel impressionne. Du haut de ses 22 ans, il pointe à la septième place du classement général grâce notamment à ses deux belles étapes en montagne lors desquelles il est arrivé 6e au sommet du Blockhaus vendredi puis 7e à Corno alle Scale dimanche. De quoi impressionner Larry Warbasse, son coéquipier dans l'équipe Tudor Pro Cycling. « C’est un grand talent, tout le monde parle de Seixas mais Mathys est aussi très, très fort », confie le coureur américain, lui aussi présent sur ce Giro, dans des propos rapportés par La Nouvelle République.

«C’est un grand talent»

Reste désormais à savoir à quelle place terminera Mathys Rondel à l'issue de ce Giro alors que se profile un contre-la-montre, épreuve qui n'est pas sa spécialité. « Franchement, je n’ai pas d’idée de ce que je peux y espérer. Si je pouvais perdre moins de deux minutes, ce serait un très gros chrono. Même moins de trois minutes, ce serait aussi très correct. Le but sera de bien tenir la position, d’avoir les meilleures trajectoires possibles, de mettre en place ce qu’on travaille depuis des mois et des années », confie-t-il au micro de Bistro Vélo sur Eurosport avant de se projeter plus globalement sur la fin du Giro : « On est encore loin d’être au meilleur de ce que je vais pouvoir faire. On va voir ce que ça va donner. Dans tous les cas, ça me permettra de me battre en montagne si je perds beaucoup de temps demain (mardi). Il n’y aura pas de positif ou de négatif demain. Ce ne sera que de l’apprentissage dans tous les cas, et j’aurai des réponses ». Mais l'ambition de terminer dans le Top 10 semble à la portée de Mathys Rondel, qui participe à son premier grand Tour.

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