Paul Seixas lance son duel avec Tadej Pogacar : «Les autres je m’en fiche»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Alors qu'il impressionne tout le monde cette saison, Paul Seixas s'est notamment mis en valeur lors de son duel face à Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège. Une lutte acharnée qui pourrait également animer l'été sur le Tour de France. D'ailleurs, le Français n'a qu'une seule obsession : battre le champion du monde.

Nouveau phénomène du cyclisme mondial, Paul Seixas sera présent sur les routes du Tour de France cet été avec un objectif clair : Lutter le plus longtemps possible face à Tadej Pogacar. Une mission qui semble quasiment impossible, mais Didier Jannel, un des directeurs sportifs de l’équipe Decathlon CMA-CGM, raconte que c'est une obsession pour Paul Seixas.

«Là, il nous regarde et il nous dit : "non mais il n’y a qu’un mec à battre, c’est Pogacar, les autres je m’en fiche."»

« Je me souviens, la veille des Strade, on commence à lui énumérer les mecs qui peuvent gagner comme Pidcock ou d’autres. Et là, il nous regarde et il nous dit : "non mais il n’y a qu’un mec à battre, c’est Pogacar, les autres je m’en fiche." Il est sûr de lui, il a une forme d’insouciance. Moi, des fois, j’ai l’impression qu’il court toujours chez les juniors. Sa tactique, sa stratégie, sa mentalité, c’est celle des juniors. Il se mettait devant, il accélérait, il faisait péter tous les autres et il allait gagner. Il est aussi impressionnant pour cette assurance que pour ses qualités physiques », confiait-il dans les colonnes de La Dépêche avant de revenir sur la prestation de Paul Seixas sur Liège-Bastogne-Liège.

«Il est sûr de lui, il a une forme d’insouciance»

« À l’arrivée, je lui ai dit : "Paul tu regarderas les images ; ‘‘Pogi’’ est à bloc dans la Redoute. Tu dis que tu étais taquet mais lui, il était à fond !" Je crois qu’il a douté parce qu’il a commencé à calculer en haut pour une arrivée au sprint à deux… Il s’imaginait qu’il n’allait plus le lâcher. "Pogi", le jour où il ne gagnera plus, il va arrêter. Il ne fera pas comme Chris Froome x années chez Israel, ce n’est pas le style du garçon. D’ailleurs, c’est un sujet… Je crois que le cyclisme change et que les carrières jusqu’à 30, 33, 35 ans, c’est fini. À ce niveau, avec des contraintes de plus en plus lourdes, ils vont faire des carrières éclair », ajoute Didier Jannel.

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