Décédé en juillet 2025, Hulk Hogan a eu le temps de participer à la mini-série documentaire que la plateforme Netflix lui a consacrée. L’ancien champion du monde de la WWE, icône mondiale du catch, y raconte notamment son addiction pour les médicaments qui aurait pu causer sa mort bien plus tôt…

Les fans de la WWE ont eu la désagréable surprise de l’apprendre à travers de (très) longs extraits diffusés entre chaque match de la 42e édition de WrestleMania, le grand événement catch de l’année. Netflix propose depuis quelques jours sur sa plateforme une mini-série documentaire consacrée à Hulk Hogan, la légende du catch décédée le 24 juillet 2025. Sa dernière prise de parole avant sa mort à l’âge de 71 ans d’un arrêt cardiaque.
« Le pharmacien m’a dit : "on n’a jamais vu un être humain prendre autant de fentanyl" »
Mais comme l’a expliqué la star américaine dans le programme, le moment fatidique aurait pu arriver avant compte tenu des nombreux excès qui ont jalonné sa vie, et notamment sa consommation excessive de fentanyl, un analgésique opioïde, au moment de son arrivée à la TNA en 2009. « J’en prenais 80 mg, deux le matin, que je glissais sous mes gencives ici, témoigne Hogan peu avant sa mort. J’avais deux patchs de 300 mg de fentanyl sur les jambes, et on m’a donné six sucettes de 1 500 mg de fentanyl à manger. Je suis allé à la pharmacie, et le pharmacien m’a dit : “Vous devriez être mort. On n’a jamais vu un être humain prendre autant de fentanyl". »
Hulk Hogan avait subi de nombreuses interventions chirurgicales (au niveau du dos, du cou ou encore de la jambe) tout au long de sa vie pour soulager les douleurs liées à sa carrière de catcheur. L'icône controversée avait révélé en septembre 2024 dans le podcast "Impaulsive" avoir subi « environ 25 opérations chirurgicales au cours des dix dernières années. Dix d'entre elles concernaient le dos ».
« Je devais dormir sur une chaise »
Dans le documentaire à retrouver sur Netflix, l’ancien champion du monde raconte que la douleur était si intense qu'il ne pouvait plus dormir dans son propre lit. « Je devais dormir sur une chaise », déclarait-il, « et si je bougeais simplement mon doigt comme ça, tout mon dos était pris de spasmes et de torsions. » Outre sa dépendance aux médicaments remontant à ses grandes années dans le catch, Hulk Hogan était également accro à l’alcool comme le raconte Eric Bischoff, qui a contribué à son arrivée à la TNA à l’époque. « Ta femme est en train de divorcer, tes médecins te prescrivent des poignées de pilules qui tueraient un cheval, et tu les fais passer avec un litre de vodka par jour », lui avait-il lancé à l’époque. En manque d’argent, Hogan avait alors signé avec la compagnie rivale de la WWE à l’époque pour occuper un rôle au sein de la direction, tout en disputant plusieurs combats malgré son état physique.