Rarement décevant avec le XV de France, Antoine Dupont avait vécu un match très compliqué contre l’Écosse (40-50) dans ce Tournoi des Six Nations. Dans un entretien accordé à Midi Olympique pour faire le bilan de la compétition remportée pour la deuxième année de suite par les Bleus, Fabien Galthié a reconnu les difficultés de son capitaine.

Antoine Dupont a connu un Tournoi des Six Nations à l’image du XV de France. Performant au début de la campagne tricolore, la star du Stade Toulousain a vécu l’enfer sur la pelouse d’Édimbourg, passant à côté de son match comme rarement face à l’Écosse (40-50). Une lourde défaite qui a privé les Bleus d’un Grand Chelem, mais pas d’un deuxième titre consécutif. Interrogé par Midi Olympique, Fabien Galthié a reconnu les difficultés de son capitaine.
« Globalement, il a plutôt été bon… Mais avec des moments difficiles »
« Les critiques, Antoine les accepte. Pour lui, ça a été un Tournoi difficile parce qu’il avait à peine un mois de compétition dans les jambes avant le premier match, face à l’Irlande, a confié le sélectionneur du XV de France. Globalement, il a plutôt été bon… Mais avec des moments difficiles. Pour autant, quand on revient d’une blessure à un genou aussi grave, il faut du temps pour retrouver son niveau. […] Derrière Antoine, Baptiste Serin a quant à lui assuré. Toutes ses entrées en jeu ont été limpides. »

« Ça a été dur de revenir sur cette fin de tournoi »
Avant de s’octroyer quelques jours de vacances après cette victoire au Tournoi des Six Nations, Antoine Dupont s’était lui aussi livré sur le sujet, auprès de France Télévisions : « Depuis que j’ai repris, j’ai beaucoup enchaîné, j’ai beaucoup joué, pas trop coupé et souvent on a le contre-coup quand on revient d’une longue blessure. Je l’ai peut-être pas eu physiquement, mais mentalement, ça a été dur de revenir sur cette fin de tournoi, sur ces derniers matches. Le sport de haut niveau, c’est dur. C’est dans ces moments-là qu’il faut arriver à répondre présent et je suis très content d’être où j’en suis aujourd’hui et j’aurai signé il y a un an pour être là aujourd’hui. Ce qui me tardait le plus, c’est d’avoir une semaine de vacances, de pouvoir couper, d’avoir un emploi du temps vide et de ne penser qu’à moi, ça va me faire du bien ».