C'était l'une des attractions du choc en Australie pour le XV de France. Habituellement en concurrence pour le poste de demi d'ouverture, Romain Ntamack et Matthieu Jalibert étaient cette fois-ci alignés ensembles. Et bien que leur prestation ait enthousiasmé la planète rugby, Patrick Arlettaz refuse de s'enflammer.

Depuis plusieurs années, c'est un débat qui rythme le XV de France : Qui de Ntamack ou Jalibert doit accompagner Dupont dans la charnière ? Mais la situation a pris une tournure différente. En effet, contre l'Australie samedi, en l'absence de Thomas Ramos, Matthieu Jalibert a évolué à l'arrière tandis que Romain Ntamack a conservé son poste d'ouvreur. Une association très attendue et qui a porté ses fruits puisque le XV de France a décroché la plus grosse victoire de son histoire en Australie (42-26) au terme d'une seconde période impressionnante. Mais alors que le duo a été salué, Patrick Arlettaz, entraîneur de l'attaque des Bleus, en attend encore plus.
Patrick Arlettaz calme les ardeurs autour du duo Ntamack-Jalibert
« J'ai trouvé ça plutôt bien, mais peut mieux faire. Ça nous ouvre des perspectives intéressantes, il y a une bonne connexion entre les deux. Certains pouvaient en douter, pas moi. Ce sont deux garçons intelligents, qui parlent le même rugby. Ils trouvent du plaisir à jouer ensemble donc je ne vois pas pourquoi ça ne se passerait pas bien. On a un système à part (avec deux ouvreurs sur le terrain), ils s'y sont retrouvés. Quand Thomas (Ramos) est là, c'est un peu le même principe donc ça facilite la connexion entre les deux. Ils ne se sont pas entraînés ensemble la semaine dernière (car Jalibert souffrait d'un mollet) donc le match était leur premier entraînement commun. Pour un premier entraînement commun, ce n'est pas mal... », confie-t-il dans des propos rapportés par L'EQUIPE.
«J'ai trouvé ça plutôt bien, mais peut mieux faire»
Relancé sur cette association, Patrick Arlettaz confirme que l'association Ntamack-Jalibert n'a rien d'une idée prise à la dernière minute. « Quand vous avez des talents comme ça, on a forcément la tentation de les mettre tous sur le terrain (rires). Il faut essayer de trouver des combinaisons, c'est une combinaison possible, qu'on a essayée et on en est plutôt contents », ajoute l'entraîneur de l'attaque du XV de France qui se projette également sur le futur et les choix à faire lorsque tout le monde sera disponible : « Les choix à faire, ça fait partie de notre boulot. Ce n'est pas une angoisse. L'angoisse, c'est quand il n'y a plus personne. Pas quand il y a tout le monde ».