En l'absence de Romain Ntamack, Matthieu Jalibert a fait forte impression avec le XV de France à l'occasion du Tournoi des VI Nations. La question se pose désormais : qui doit choisir Fabien Galthié pour occuper le poste de demi d'ouverture ? Un véritable casse-tête en perspective qui fait même dire à certains qu'avoir Ntamack et Jalibert à disposition pourrait être « une bénédiction », mais aussi « une malédiction ».

A la suite du Tournoi des VI Nations remporté par le XV de France, un débat fait énormément parler. Ça concerne ainsi le poste de demi d'ouverture chez les Bleus. A qui doit revenir le numéro 10 ? Alors que cette place semblait jusqu'à présent réservée à Romain Ntamack, voilà qu'en l'absence du joueur du Stade Toulousain, Matthieu Jalibert a gagné de précieux points, s'imposant alors comme un prétendant sérieux. Fabien Galthié devra donc trancher entre les deux le moment venu, mais voilà que choisir entre Ntamack et Jalibert n'est pas forcément un cadeau.
« Avec Jalibert et Ntamack, il y a des similarités et des différences »
Désormais, tout le monde donne son avis sur le débat Matthieu Jalibert/Romain Ntamack. Fin connaisseur du poste de demi d'ouverture, Jonny Wilkinson y est lui aussi allé de son commentaire. Ainsi, pour Le Figaro, la légende du rugby anglais a fait savoir dans un premier temps : « C'est le boulot d’un entraîneur : savoir ce qu’il veut comme dynamique pour son équipe de l’équipe. Et le numéro 10, c’est hyper important. Il faut construire l’équipe autour du 10 et du 9. La France a un 9 incroyable (Antoine Dupont). Ça veut dire que l’équipe se tourne autour de lui, s’est construite autour de lui. Mais la France a aussi de très, très bons 10. Il faut voir la connexion 9-10 et la connexion avec tous les autres joueurs, comment construire une équipe autour d’eux. Avec Jalibert et Ntamack, il y a des similarités et des différences, ça compte dans des choses comme ça ».

« Avoir deux joueurs très compétitifs pour le même poste, c’est compliqué »
Jonny Wilkinson ne s'est pas arrêté là, disant ensuite à propos de Romain Ntamack et Matthieu Jalibert : « Cela n’a pas bien marché pour moi avec l’équipe d’Angleterre quand le plan de jeu n’était pas construit autour de moi, quand c’était construit par rapport aux avants et qu’on oubliait le 10. Dupont, c’est lui qui domine le terrain, c’est lui qui décide. Il faut aussi la même situation pour le 10. Et l’autre chose qui est difficile, c’est avec une telle compétition dans les postes, être libéré. Parce que si le joueur est toujours en train de regarder derrière lui, parce qu’il pense que s’il fait une faute, c’est l’autre qui va jouer, ça ne marche pas. Il faut une bonne concurrence, mais aussi un peu de confiance dans le jeu. Il faut, de temps en temps, dire comme Clive Woodward (sélectionneur de l’Angleterre championne du monde en 2003, NDLR) avec moi : «OK, pour les prochains deux, trois ans, je crois que c’est toi.» Mais ça, c’est difficile parce qu’on ne peut pas oublier Ntamack ou Jalibert. Alors, comment le diriger ? On dit en anglais, c’est une bénédiction et une malédiction en même temps. Avoir deux joueurs très compétitifs pour le même poste, c’est compliqué ».