Après trois saisons passées au Racing 92, Cameron Woki a fait son retour à l’Union Bordeaux-Bègles l’été dernier, où il avait déjà évolué de 2017 à 2022. Un départ sur lequel s’est exprimé Gaël Fickou, expliquant que c’est sa mauvaise relation avec Christophe Urios, entraîneur à l’époque, qui avait contribué à le faire partir.

Ancien coéquipier de Cameron Woki au Racing 92, Gaël Fickou n’est pas surpris par son excellente saison du côté de l’Union Bordeaux-Bègles. Le troisième ligne y a effectué son retour l’été dernier, après y avoir déjà joué de 2017 et 2022 et trois saisons passées chez le club parisien.
« Avant de quitter le Racing, il m’avait parlé de son envie de retrouver Bordeaux »
« Honnêtement, non. Je connais son potentiel et pour se relancer, il avait simplement besoin de retrouver un challenge qui lui plaisait. Avant de quitter le Racing, il m’avait parlé de son envie de retrouver Bordeaux et je savais que ça lui ferait du bien. Il est alors tombé dans une équipe super compétitive, qui joue un beau rugby, dispute des phases finales et tout ça le tire vers le haut. Il a le talent pour y répondre », a confié Gaël Fickou, dans un entretien accordé au Midi Olympique. Selon lui, le poste de numéro 7 convient mieux à Cameron Woki. « C’est une certitude. Il l’a d’ailleurs toujours revendiqué, n’a jamais caché sa préférence pour cette position. […] Pour durer en équipe nationale, il a dû faire des concessions, jouer deuxième ligne et je comprends ce "sacrifice", si je peux m’exprimer ainsi. Il a d’ailleurs fait de très grands matchs au poste de numéro 4. Mais à mon sens, il est plus doué dans les espaces et au relais de ses trois-quarts. »
« Ça ne passait pas avec Christophe Urios »
Sa relation avec Matthieu Jalibert a contribué à son retour à l’UBB, mais surtout le fait qu’il aime la ville et que Christophe Urios n’en soit plus l’entraîneur. « Ils sont très proches, tous les deux : avec Matthieu, ils ont grandi ensemble, ont fait le centre de formation de l’UBB à la même époque. Cela crée des connexions mais ce n’est pas la seule raison ayant conduit Cameron à revenir en Gironde : il aime beaucoup cette ville et s’il l’avait quittée (à l’été 2022), c’est juste parce que ça ne passait pas avec Christophe Urios. Tôt ou tard, il savait qu’il y retournerait. Cameron, il a beau être né en région parisienne, il a toujours considéré Bordeaux comme sa ville. Ce club, c’est sa deuxième famille. Il y est épanoui et franchement, je suis très content de le voir à ce point heureux », a ajouté Gaël Fickou, qui ne croit à l’argument selon lequel s’éloigner de Paris a fait du bien à Cameron Woki. « Je crois plutôt que c’est Bordeaux et son système de jeu qui mettent les qualités de Cameron en valeur. Vous savez, il est encore très souvent à Paris ; il participe encore à des défilés, il débarque ici dès que commence la fashion week… Et puis, Bordeaux n’est pas un village, que je sache. »