Antoine Dupont et Roman Ntamack ont été les artisans d’une belle victoire du Stade Toulousain au Vélodrome ce samedi soir. De son côté, Toulon a subi une nouvelle défaite contre le champion de France (27-51), un scénario qui se répète, et qui agace Esteban Abadie.

Les délocalisations au Vélodrome pour affronter le Stade Toulousain ne réussissant pas à Toulon. Un an après une défaite cinglante (16-50), les hommes de Pierre Mignoni se sont encore inclinés face au champion de France en titre sur un nouveau score lourd (51-27), un revers qui fait mal puisque les Varois ont dit adieu au Top 6 quelques jours après leur élimination en demi-finale de Champions Cup. Pendant qu’Antoine Dupont retrouvait son meilleur niveau et que Romain Ntamack se montrait redoutable avec 22 points, Esteban Abadie a vécu une soirée interminable.
« Ça me fait chier d’en prendre 50 à chaque fois »
« Ça fait trois ans que je suis ici : au final, il y a peut-être une fois qu’on les a battus (20-19 en 2024, NDLR), une fois qu’on les a accrochés à Mayol (18-21 en quart de finale de Champions Cup 2025, NDLR), sinon on en prend 50 à chaque fois, a regretté l’ancien international français, dans des propos rapportés par La Dépêche. Je n’ai pas envie d’avoir de complexe. Parce que ça me fait chier d’en prendre 50 à chaque fois, ça me fait chier d’être là et de toujours avoir la tête dans les chaussettes parce que tu as perdu ce match. »
« Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent »
Pierre Mignoni l’avait également mauvaise, regrettant l’attitude de certains joueurs. « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons, notamment dans les contacts. Malgré ça, on a été plus efficaces, car on a su créer des turnovers. Mais, il fallait le faire durant 80 minutes, surtout si l’on veut être une grande équipe. Après, on a trop marché et c’est fini. Le bon exemple était l’action d’essai de Gael (Dréan). On l’a fait pas mal de fois, mais ça a fini par être dur. Il fallait s’accrocher, mais on a lâché. On a créé trop de brèches, a confié l’entraîneur du RCT, relayé par Rugbyrama. On a lâché des doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. Toulouse jouait beaucoup dans la défense. Si on s’arrête, on crée des espaces. Sur le très haut niveau, on n‘est pas là où l’on doit être. On ne va pas chercher des excuses parce qu’on a perdu une demi-finale. À un moment, il faut s’y jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il faut s’accrocher. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. »