Après le Stade Rochelais, c’est l’Union Bordeaux-Bègles qui s’est imposé comme le principal rival d’un Stade Toulousain qui domine le rugby français et international. Mais les coéquipiers de Matthieu Jalibert et Louis Bielle-Biarrey ont réussi à éliminer à deux reprises les Toulousains, ils restent tout de même sur deux défaites en finale du Top 14, dont une qui a laissé une cicatrice douloureuse.

Souvent comparé au Real Madrid, le Stade Toulousain est le plus gros club de la planète rugby. Le palmarès est là pour le prouver, avec 24 Boucliers de Brennus et six titres en Champions Cup, ce qu’aucun club n’a réussi à réaliser. La moisson de titres s’est d’ailleurs intensifiée ces dernières années, avec une équipe menée par Antoine Dupont, Thomas Ramos ou encore Romain Ntamack.
L’UBB n’y arrive pas pour le moment
Le succès du Stade Toulousain a évidemment fait des victimes et c’est le cas de l’UBB. Avec une équipe composée elle aussi de nombreuses stars comme Matthieu Jalibert, Louis Bielle-Biarrey, Damian Penaud ou encore Maxime Lucu, les Bordelo-bèglais ont essayé de briser l’hégémonie toulousaine sur le Top 14, sans succès. Ces deux dernières années, ils ont échoué en finale avec deux matchs très différents puisque la saison dernière ça s’est décidé en prolongation, avec Toulouse qui s’est finalement imposé 39 à 33.
« Cette leçon a vraiment été un moment terrible au point que tu n'oses pas sortir de chez toi »
Mais c’est plus la finale 2024 qui reste dans toutes les mémoires, puisque l’UBB s’était incliné 59 à 3, ce qui est le plus gros écart jamais vu à ce stade de la compétition. Et pour Yannick Bru, ça a été difficile à digérer. « Ça m'a bouffé les étés qui ont suivi » a confié la manager bordelo-bèglais, dans un entretien accordé à L’Equipe. « Cette leçon a vraiment été un moment terrible au point que tu n'oses pas sortir de chez toi à cause de ce sentiment d'humiliation et de honte. Mais cette autocritique a sûrement été salvatrice pour la suite. On avait besoin de le vivre ».