Quand Thomas Ramos se faisait virer du XV de France, «on a eu un différend»
Axel Cornic

Si tout le monde parle d’Antoine Dupont et de Matthieu Jalibert, le XV de France peut compter sur un autre prodige avec Thomas Ramos. L’arrière ou ouvreur est l’un des tauliers des Bleus et il a une nouvelle fois montré en ce 6 Nations 2026 qu’il était l’homme de la situation, même quand la pression est au plus haut. Pourtant, ça n’a pas toujours été comme ça...

Il est l’homme de l’ombre. Que ce soit au Stade Toulousain ou avec le XV de France, Thomas Ramos n’a jamais été vraiment celui que l’on met en avant. Pourtant, il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste, ainsi que comme l’un des buteurs les plus fiables de la planète. Et les Anglais en savent quelque chose, puisqu'il les a crucifiés à la dernière minute lors du dernier Tournoi des 6 Nations (48-46).

« Notre histoire a commencé sur un malentendu et une déception pour lui, certainement »

Désormais intouchable, l’arrière n’a toutefois pas eu une carrière linéaire avec le XV de France. C’est notamment le cas en 2019, lorsque Jacques Brunel avait décidé de le renvoyer en France juste avant un quart de finale de Coupe du monde, après une suspicion de blessure à la cheville. « On a eu un différend à l’époque : le corps médical l’avait déclaré blessé quand on était au Japon, juste avant le quart de finale. Comme les délais de guérison devaient durer environ deux semaines, je n’avais pas pris le risque de le garder blessé. J’ai préféré avoir une ressource supplémentaire opérationnelle. Notre histoire a commencé sur un malentendu et une déception pour lui, certainement » avait-il déclaré, dans un entretien accordé à Midi Olympique au début du mois de février dernier.

« On sentait déjà qu’il avait les qualités pour s’imposer sur la scène internationale »

« C’est un choix qui a été fait à l’époque et, malheureusement, il l’a mal vécu. C’était un jeune joueur, il y avait Maxime Médard devant lui » a poursuivi Jacques Brunel, qui avait fait appel à Vincent Rattez pour remplacer Thomas Ramos, pour cette Coupe du monde au Japon. « Mais oui, on sentait déjà qu’il avait les qualités pour s’imposer sur la scène internationale parce qu’il avait du caractère, et ça, tu le sens. Il a le rôle du poste, mais il y aussi le tempérament du garçon, sa capacité à se remettre en question en permanence. C’est un râleur, mais dans le bon sens du terme. Il râle parce qu’il veut que tout soit parfait, parce qu’il déteste perdre ».

Articles liés