«On a eu peur d’être ridicules» : L’UBB a failli tout perdre en Top 14 !
Axel Cornic

En Champions Cup, tout va bien pour l’Union Bordeaux-Bègles, qui s’est qualifié pour une nouvelle finale et ira donc défendre son titre le 23 mai prochain à Bilbao, face au Leinster. Mais en Top 14, la situation est bien différente puisque Maxime Lucu et ses coéquipiers luttent pour accrocher une place en phase finale et ce week-end, ils sont passés tout près de la catastrophe.

Considéré comme le championnat le plus dur de la planète, le Top 14 met à mal tous les clubs, même les meilleurs. Ce n’est pas l’UBB qui dira le contraire, avec une fragile 6e place à trois journées de la fin. Et ils auraient très bien pu être déjà éjectés de la lutte aux phases finales, sans une victoire à l’arrachée face à Bayonne (38-40), le 9 mai dernier.

« On a eu juste peur d’être ridicules, de ne pas montrer le vrai visage de l’UBB »

Les Bordelo-bèglais se sont fait très peur et ils ne l’ont pas caché après la rencontre, avec Maxime Lucu qui était surtout soulagé d’avoir évité le pire. « On a eu juste peur d’être ridicules, de ne pas montrer le vrai visage de l’UBB. C’est ça qui a été dommage. Heureusement, on l’a fait dans les vingt-cinq dernières minutes » a expliqué le capitaine de l’UBB. « On s’est dit qu’il fallait au moins qu’on montre notre visage, qu’on s’énerve et surtout qu’on aille chercher un essai voire deux pour les faire douter. Quand on a marqué ces deux essais coup sur coup, on s’est dit : on est là ! ».

« L’état d’esprit de notre groupe a fait qu’on a gagné ce match »

Du côté du staff de l’UBB le son de cloche est quelque peu différent, puisqu’on souhaite surtout voir le côté positif des choses, en évoquant la réaction des joueurs. « L’état d’esprit de notre groupe a fait qu’on a gagné ce match » a expliqué Jean-Baptiste Poux, coach de la mêlée bordelo-bèglaise. « Ce qu’il faut retenir surtout, c’est que l’équipe n’a vraiment rien lâché, y a toujours cru alors qu’on pensait en prendre 50 même si on savait qu’on pouvait finir fort. Il y a le physique et aussi le mental. Les deux vont de pair ».

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