Nouveau scandale dans le rugby - Agression en plein match : «Il m'a dit qu'il portait plainte»
Axel Cornic

Le rugby a récemment été entaché par une affaire de violence qui a fait beaucoup de bruit. Correspondant à Aurillac pour plusieurs médias, dont ICI, Thomas Palmier a été agressé en tribune en marge de la rencontre de Pro D2 du vendredi 27 mars, entre le Stade aurillacois et le Biarritz Olympique (24-27).

Le public du rugby a la réputation d’être irréprochable, mais la preuve est qu’il n’est pas si différent de celui que l’on peut retrouver dans d’autres sports. L’affaire qui s’est déroulée au stade Jean-Alric d’Aurillac, vient en effet mettre un sacré coup aux sacrosaintes valeurs du ballon ovale et le feuilleton ne devrait pas s’arrêter là.

« Nous sommes en train de voir afin d'identifier les coupables »

Après les vives réactions suscitées par cette agression du journaliste Thomas Palmier, le club d’Aurillac a décidé d’organiser une conférence de presse samedi. « J'ai souhaité organiser ce point presse par rapport à l'incident, plutôt l'accrochage sérieux et inadmissible qu'il y a eu entre les supporters qui ont pris à partie un de vos collègues journalistes, ce qui est intolérable dans notre sport et bien sûr pas cautionné par le club. Nous sommes en train de voir afin d'identifier les coupables » a expliqué Christian Millette, président du Stade aurillacois.

« Si la plainte est déposée, on se portera partie civile et on va laisser faire la justice »

« Je l'ai eu pour savoir comment il allait, pour m'excuser, lui présenter tous mes regrets, notre compassion et notre accompagnement. Mais également pour savoir où il en était lui aussi dans son action contre les personnes qui l'ont agressé hier soir » a poursuivi le président Millette, qui souhaite donc porter plainte contre les auteurs des faits. « Il m'a dit qu'il portait plainte demain, à Paris. Cela tombe bien puisque nous avons sollicité le commissariat (...) Dès que Thomas dépose plainte, nous allons faire une main courante. Si la plainte est déposée, on se portera partie civile et on va laisser faire la justice. On va ensuite essayer d'identifier et reconnaître les personnes qui sont intervenues dans cette altercation pour éventuellement les interdire de stade ».

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