Le «calvaire» vécu par Maxime Mermoz, déclaré handicapé six ans après l’arrêt du rugby
Axel Cornic

Dans un entretien accordé à nos confrères d’ActuRugby, Maxime Mermoz a fait un aveu de taille, en racontant avoir été reconnu comme personne handicapée. La faute à une rupture hémato labyrinthique, qui complique grandement la vie de l’ancien international aux 35 sélections, passé notamment par l’USAP, le Stade Toulousain ainsi que le RCT.

Le rugby est un sport traumatisant et la liste des retraités mal en point est très longue. Mais parfois les cas peuvent être graves, comme l’ancien international néo-zélandais Carl Hayman qui a déclaré être atteint de démence. Le dernier en date concerne un joueur très connu en Top 14, qui a porté les couleurs du XV de France entre 2008 et 2016.

« La Maison départementale des personnes handicapées m’a répondu pour me dire que c’était bon »

Il s’agit de Maxime Mermoz, qui dans un long entretien accordé à ActuRugby a récemment annoncé avoir été reconnu comme personne handicapée. « La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) m’a répondu il y a quelques jours pour me dire que c’était bon. […] Ma maman, qui est infirmière, me disait depuis des années de faire mon dossier de reconnaissance » a expliqué l’ancien trois-quart centre, qui souffrirait d’une rupture hémato labyrinthique. « C’est une rupture dans le labyrinthe de l’oreille. C’est comme des fissures. Avec les émotions et les chocs, ça s’ouvre petit à petit et ça crée un dysfonctionnement en laissant passer des liquides là où il ne faudrait pas ».

« À partir de ce moment-là, j’ai commencé à vivre dans un état vertigineux permanent »

L’ancien du Stade Toulousain ou du RCT raconte que tout a commencé en 2017, lorsqu’il souffre acouphènes après un vol aux Etats-Unis, pour un match amical. « À partir de ce moment-là, j’ai commencé à vivre dans un état vertigineux permanent. C’est le début d’un véritable calvaire » a confié Maxime Mermoz. « Je ne pouvais pas me lever du lit à certains moments. Il m’arrivait de tomber d’un coup en plein entraînement, je n’arrivais plus à faire de la musculation. Parfois, je ne pouvais même pas sortir de chez moi. Juste aller à la cuisine et me servir un verre d’eau était une victoire. Les vertiges me faisaient vomir du matin au soir, j’ai perdu 15 kilos à un moment. J’étais tombé à 84 kilos ! ».

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