Lui qui est né à Marseille et qui a forcément témoigné des succès de l'OM au début des années 90 lorsqu'il évoluait à Strasbourg, Frank Leboeuf a fini par avoir ses deux saisons à l'OM. Cependant, il ne s'est pas installé dans le vestiaire au meilleur moment possible puisque l'instabilité faisait rage au sein du club lorsque la santé de son père déclinait en parallèle...

Avant de permettre aux gens de vendre leurs automobiles par le biais de spots publicitaires pour vendezvotrevoiture.fr, Frank Leboeuf a eu une carrière de footballeur couronnée de succès en équipe nationale avec la Coupe du monde, l'Euro et la Coupe des confédérations entre 1998 et 2001. En club, l'ex-défenseur avait remporté la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes, la Supercoupe de l'UEFA, la Coupe d'Angleterre et la Coupe de la Ligue avec les Blues. Néanmoins, avec l'émergence de John Terry, il décidait de tout plaquer au terme de cinq saisons pour rallier l'OM.
«Il avait un cancer, donc je voulais me rapprocher de lui»
Le natif de Marseille s'installait en 2001 dans la cité phocéenne et notamment en raison du fait que son père était malade. « Je suis revenu à Marseille parce que c’est la ville où je suis né et que mon père était malade. Il avait un cancer, donc je voulais me rapprocher de lui. Et en plus, j’ai senti que M. Claudio Ranieri avait fait son choix et ne voulait plus me faire jouer, préférant lancer John Terry. Ce qui était une très bonne idée pour le football anglais, pour Chelsea. Je n’ai aucun regret ni aucune amertume. Je pense que c’était juste. Donc j’ai dit que mon temps était terminé. Et quand Bernard Tapie m’a appelé pour me dire qu’il voulait que je sois capitaine de Marseille, c’était un honneur », a révélé Frank Leboeuf en interview pour Flashscore.
«J’ai rencontré mon entraîneur un jour avant l’entraînement et il m’a dit : “Je suis très content de t’avoir.” Et après l’entraînement, il m’a dit : “Au revoir, j’ai été ravi de t’avoir.”»
Toutefois, l'instabilité au niveau de l'institution de l'OM a particulièrement dérangé Frank Leboeuf qui a vu une valse d'entraîneurs et de dirigeants en l'espace de seulement deux saisons. « Je me suis dit, voyons voir. Je ne voulais pas jouer pour un autre club anglais que Chelsea. Donc j’ai décidé d’y aller. Marseille était un vrai bazar. Ce n’était pas le Marseille que tout le monde avait connu au début des années 90. Mais ce n’était pas le cas pour Marseille. J’ai rencontré mon entraîneur un jour avant l’entraînement et il m’a dit : “Je suis très content de t’avoir.” Et après l’entraînement, il m’a dit : “Au revoir, j’ai été ravi de t’avoir.” C’est une histoire vraie. Il m’a dit au revoir, il a été limogé après deux heures d’entraînement. Et je crois que j’ai eu cinq entraîneurs en deux ans. Et trois présidents. Donc c’était vraiment le chaos. Et l’ambiance était folle quand on gagnait des matchs. Quand on a gagné le Clásico contre Paris Saint-Germain, 1-0, c’était incroyable. Mais la pression était inconfortable, je dirais. Construire quelque chose avec de la confiance, de la sérénité, c’était quasiment impossible car l’ambiance est trop forte et la pression des supporters est trop forte ». Finalement, Frank Leboeuf quittait l'OM en 2003 pour finir sa carrière au Qatar loin de l'agitation marseillaise.