On est passé par toutes les émotions au sein du XV de France lors des deux dernières journées du Tournoi des 6 Nations. Annoncé invincibles, les hommes de Fabien Galthié ont chuté en Ecosse (50-40) et ont bien failli tout perdre lors du dernier match face à l’Angleterre (48-46), avec un dénouement qui restera sans aucun doute dans toutes les mémoires.

Pour la deuxième fois en deux ans, c'est la France qui a soulevé le trophée du 6 Nations. Mais ça n'a pas du tout été facile ! Annoncé comme le grand favori pour le Grand Chelem, le XV de France a en effet vu ses rêves être brisés par l'Ecosse et l'histoire a failli se répéter une semaine après contre l’Angleterre. Mais c'était sans compter sur Thomas Ramos, qui a passé une pénalité après la sirène, offrant la victoire aux Bleus sur un fil.
« Fabien m’a dit de rester avec lui, je lui ai dit non ! »
Cette action mémorable restera sans aucun doute comme l'un des grands moments de l'histoire du rugby français. Pourtant, certains ne l'ont pas vue et c'est le cas de Patrick Arlettaz... qui a quitté son poste dans les tribunes avant la fin. « Quand il (l’arbitre Nika Amashukeli, NDLR) siffle la fin de l’action, il y a une longue attente autour de l’endroit exact de la pénalité. En haut, c’était assez tendu. Ça me semblait interminable ! Je ne l’ai jamais fait de ma vie, mais je suis parti. J’ai dit : "Je m’en vais, je descends sur le terrain". Fabien (Galthié) m’a dit de rester avec lui, je lui ai dit non ! » a révélé l’entraineur de l’attaque du XV de France, sur le plateau de L’Indépendant.

« Je me retrouve dans l’ascenseur avec un garde du corps du RAID et une demoiselle »
« On a toujours un garde du corps qui nous suit quand on bouge. Donc je me retrouve dans l’ascenseur en train de descendre avec un garde du corps du RAID et une demoiselle qui passe sa soirée à appuyer sur les boutons. Ce n’est pas très sympa le match qu’elle vit… » a poursuivi Arlettaz. « D’un coup, dans l’ascenseur, ça a tremblé. C’est comme ça que j’ai appris que Thomas avait passé la pénalité. Donc j’ai accolé les deux personnes qui étaient à côté, tellement j’étais content. Je ne l’ai pas vue, la pénalité, je l’ai re-regardée après. Je l’ai vécue dans l’ascenseur, avec les vibrations du stade. Mais finalement, c’était super sympa de le vivre à l’aveugle. Donc, je ne regrette pas ! ».