A quelques jours du quart de finale de Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles, Antoine Dupont s’est présenté face aux journalistes lors de la conférence de presse organisée ce jeudi. Et entre deux questions sur ce choc attendu par toute la planète rugby, le capitane du Stade Toulousain a été invité à répondre à une petite polémique naissante.

Depuis quelques années, les instances du rugby font un gros travail pour régler au maximum les risques encourus par les joueurs, surtout au niveau mental. Car que ce soit en amateur ou en professionnel, les commotions cérébrales sont nombreuses et parfois elles peuvent avoir des répercussions catastrophiques, comme on a pu le voir avec certains grands noms de ce sport.
« Il faut faire exprès d’être cata »
La discussion autour de ce sujet très sensible a pris une nouvelle tournure tout récemment, avec des sorties à priori assez anodines de Sacha Valleau ainsi que de Gaël Fickou dans le podcast Rugby Confidential. Le premier, ancien international français à 7 ainsi qu’ancien de Pro D2 et de Top 14, a en effet expliqué que les joueurs ont tendance à fausser les tests commotions passés en début de saison. Le but est simple, établir un niveau assez bas sur la question de protocole, pour ne pas être inquiété en cas de véritable commotions plus tard dans la saison. « Il faut faire exprès d’être cata » a confirmé Fickou, avant d’ajouter : « C’est les mauvais côtés du rugby ».

« On a eu des mecs qui n’étaient pas commotionnés et qui ont manqué les tests »
Une sortie qui a beaucoup fait réagir et qui est même venue jusqu’aux oreilles d’Antoine Dupont, présent en conférence de presse ce jeudi. « À ce point, je ne suis pas sûr. Nous, des fois, on a eu des mecs qui n’étaient pas commotionnés et qui ont manqué les tests. Quand on sort d’un match, d’un plein effort physique, et qu’on sort pour faire des tests de mémoire qu’on fait à froid au début de la saison, forcément, il y a un delta où même si on n’a pas eu de coup sur la tête, c’est dur de faire les mêmes scores » a expliqué le capitaine du Stade Toulousain. « C’est sur ça que les joueurs ont des doutes mais je pense qu’on est quand même tous très à jour des risques qu’on encourt avec ce genre de blessure. On est les premiers à guetter le moindre symptôme sur le terrain et à être le plus honnête possible sur nos symptômes et nos sensations quand on sort car ce sont des choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter ».