Dupont et Ntamack contre Jalibert et Bielle-Biarrey : «On risque d'être déçu», une désillusion en prévision ?
Axel Cornic

Ces dernières années, l’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain se sont rendus coup pour coup, en Top 14 comme en Champions Cup. C’est pour cela que tout le monde attend avec impatience le quart de finale de ce dimanche, même si certains sectateurs pourraient bien être déçus.

C’est la rencontre que tout le monde attend, depuis un an. La saison dernière, l’UBB avait réalisé l’exploit d’éliminer le Stade Toulousain, sextuple champion, en demi-finale de la Champions Cup. Une revanche avait été prise quelques semaines plus tard en finale du Top 14, mais le quart de finale de ce dimanche pourrait être le véritable juge de paix entre deux des plus grandes équipes de la planète.

« On s’attend à des duels savoureux entre Dupont et Lucu, Ntamack et Jalibert »

Mais va-t-on vraiment avoir droit à du grand spectacle ? Pour Guy Novès ça pourrait bien être compliqué, puisque ce genre de matchs peut être fermé, surtout avec des équipes qui se connaissent à la perfection. « Avec de tels joueurs de part et d’autre, il faudra surtout éviter de se retrouver en infériorité numérique. Les cartons jaunes vont peser. Des deux côtés, on est capable de produire énormément de jeu mais celui qui sera le meilleur sur le registre défensif, avec le plus de vitesse, aura un avantage. On s’attend à des duels savoureux entre Dupont et Lucu, Ntamack et Jalibert, Gourgues et Penaud, Lebel et Bielle-Biarrey, des joueurs capables de faire basculer un match » a expliqué l’ancien manager légendaire du Stade Toulousain, dans les colonnes du Parisien.

« Pour le spectacle, on risque d’être déçu »

« Les staffs le savent. Tout est étudié. Personne ne veut s’exposer inutilement. C’est pourquoi, pour le spectacle, on risque d’être déçu. Même avec un joueur comme Bielle-Biarrey qui réalise des exploits match après match ? Le travail des coachs toulousains, c’est de trouver comment le mettre en difficulté » a poursuivi Guy Novès. « Sur la vitesse, il est au-dessus de tout le monde alors il ne faut pas qu’il parte sur la même ligne que les autres sinon on ne le voit plus. Le Stade toulousain devra faire en sorte de ne pas laisser le fond du terrain libre. Y parviendra-t-il ? Louis Bielle-Biarrey est très impressionnant. Il n’y avait pas de joueurs comme lui à mon époque. Mais il n’est pas tout seul sur la pelouse ».

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