En janvier dernier, Uini Atonio avait été contraint de mettre un terme à sa carrière à cause d’un problème cardiaque. Un coup dur pour le pilier et son club de La Rochelle, mais une nécessité d’un point de vue de sa santé. Aujourd’hui l’ancien international français va de mieux en mieux et il est revenu sur ce moment qui a tout fait basculer.

C’est un évènement qui avait ému le monde du rugby. À cause d’un problème cardiaque en janvier dernier, Uini Atonio avait été dans l’obligation de mettre un terme à sa carrière. Un moment loin d’être évident pour l’ancien pilier droit, qui a tout de même réussi à entrevoir le positif, comme il l’a raconté lors d’un entretien accordé au Canal Rugby Club. « Je croyais que c’était mécanique, sachant que dans la semaine, j’avais fait un scanner. Ils m’ont dit que j’avais le sternum un peu abîmé. Du coup, je croyais toujours que c’était ça. Mais à Clermont, pendant l’échauffement, j’ai senti qu’il y avait autre chose. (...) C’était bizarre parce que, quand on est blessé, en tant que joueur, on croit toujours que c’est mécanique. Et finalement, quand on a su que c’était le cœur, ça m’a fait un petit peu peur. Mais vu que je vois toujours les choses en positif, je me suis dit : c’est peut-être un peu violent, mais je ne suis pas mort. J’ai encore la chance d’être là avec tout le monde. »
« Il y a des prises de sang régulières »
Désormais entraîneur dans son club de La Rochelle, le quotidien de Uini Atonio est quelque peu différent. Le pilier doit faire de nombreuses prises de sang, mais il n’est plus obligé d’aller à la musculation, ce qui n’est pas pour lui déplaire. « Il y a des prises de sang régulières. Il faut continuer de faire du sport, même de l'endurance, mais pas de contact. Continuer à "rester sage" : bien manger et être tranquille. Aller à la musculation ne me manque pas car ce n'était pas mon truc. Mais le vestiaire, la préparation des matchs et la troisième mi-temps... ça manque. »
« J'aurais bien aimé aller jusqu’à ma dernière Coupe du monde »
Si la fin de carrière de Uini Atonio a laissé un grand vide à La Rochelle, c’est également le cas au sein du XV de France. D’ailleurs, l’ex-pilier droit a un grand regret avec les Bleus. « J'aurais bien aimé aller jusqu'à ma dernière Coupe du monde, dans un an, mais je reste fier de ce que j'ai fait avec La Rochelle et avec l'équipe de France. Je suis content de continuer cette nouvelle vie après le rugby. J'ai toujours dit qu'être rugbyman est le meilleur métier du monde et continuer dans le rugby est une chance », a conclu l’ancien joueur de 36 ans.