Antoine Dupont déjà dans l’histoire, «c’est du niveau d'un Michael Jordan»
Axel Cornic

S’il traverse une période un peu plus délicate depuis sa grave blessure au genou droit, Antoine Dupont reste l’un des meilleurs joueurs du monde. Et ce n’est pas Will Genia qui dira le contraire, puisque l’ancien demi de mêlée de l’Australie semble être l’un des premiers fans du Français.

On se demandait tous s’il allait revenir à son meilleur niveau après sa blessure. Pour le moment, va falloir patienter un peu avant de revoir le grand Antoine Dupont. Revenu à la compétition en novembre dernier, le demi de mêlée de 29 ans a fait des débuts fracassants, mais la suite a été un peu plus compliquée, que ce soit au XV de France ou avec son club du Stade Toulousain.

« C'est un des plus grands joueurs de tous les temps, du niveau d'un Michael Jordan »

Ainsi, l’inquiétude grandit en France, surtout à un peu plus d’un an de la Coupe du monde. Mais on peut parfois compter sur certains observateurs à l’étranger, pour nous rassurer sur le niveau d’Antoine Dupont. « Ce mec est tellement brillant techniquement, incroyablement complet : il tape des deux pieds, court aussi vite qu'un ailier, il a l'impact d'un troisième-ligne, une passe excellente » a confié Will Genia, dans un entretien accordé à L’Equipe. « Vitesse, puissance, skills, l'intelligence... C'est un des plus grands joueurs de tous les temps, du niveau d'un Michael Jordan. Tellement au-dessus, comme s'ils faisaient un autre sport ».

« Un jour Robbie Deans m'a dit : "Cours moins, fais jouer plus" »

L’ancien demi de mêlée australien aux 110 sélections a d’ailleurs glissé un petit conseil à la star du rugby français. « Je lui raconterai juste ce que m'a dit un jour Robbie Deans (ancien joueur et sélectionneur de l’Australie). On venait de remporter le Tri-Nations, il m'a appelé dans sa chambre et m'a dit : "Cours moins, fais jouer plus" » a raconté Will Genia. « Je l'ai mal pris. J'ai mis des semaines à l'accepter. Je craignais de perdre ce qui faisait ma force. J'étais en résistance, je me disais : "Si on m'ôte ma capacité à courir, à casser des plaquages, à battre des défenseurs et à créer de l'espace, je deviens quoi ?”. Il m'a dit : "Ta force va devenir une faiblesse. Les équipes vont s'employer à te fermer cette option, ça va réduire les nôtres. Si tu fais plus confiance à tes coéquipiers, te reposes plus sur eux, à leur tour ils deviendront des menaces, ça nous offrira des espaces et du temps". C'était un conseil incroyable ».

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