Tour de France - Échec sur échec, voilà ce que l’avenir réserve à Paul Seixas : «Tant qu’il y aura un Pogacar comme celui-là...»
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Le Tour de France 2026 a livré son verdict le 26 juillet dernier avec la traditionnelle arrivée aux Champs-Elysées à Paris. Pour sa première, Paul Seixas a terminé à la quatrième place du classement général dominé une fois de plus, la cinquième, par Tadej Pogacar. Et ce ne serait pas prêt de s'arrêter d'après Bernard Hinault.

Il y a eu 12 minutes d’écart au classement général entre Tadej Pogacar, vainqueur de son cinquième Tour de France et Paul Seixas, qui a échoué au pied du podium. Une belle performance pour la première du Lyonnais sur la Grande Boucle à seulement 19 ans. De son côté, le Slovène de 27 ans a intégré un cercle très fermé de spécialistes des routes de l’hexagone. Comme Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, Pogacar est devenu le cinquième coureur de l’histoire à rafler 5 Tours de France. Rien que ça. Et selon Bernard Hinault, surnommé « Le Blaireau », le coureur d’UAE Team Emirates est bien parti pour devenir le roi incontesté du Tour dès l’année prochaine.

«Il a une longueur d’avance sur ses rivaux»

Lors d’une interview accordée à la Gazzetta dello Sport ces dernières heures, Bernard Hinault a évoqué les beaux débuts de Paul Seixas sur la Grande Boucle. Mais en ce qui concerne ses futures ambitions de sacre sur le Tour de France, le coureur de Decathlon CMA-CGM ne peut rien espérer tant que Tadej Pogacar sillonnera les routes françaises. « Avez-vous vu le beau Tour qu’a fait Seixas ? Mais tant qu’il y aura un Pogacar comme celui-là, il ne pourra pas le remporter ». En parallèle, Hinault a avoué se retrouver chez celui que l’on surnomme « Pogi » qui maîtrise son art proche de ceux des « coureurs d’autrefois ». Lorsque le Slovène a décidé du dénouement d’une course, rien ne peut changer la donne. « Quand il a envie de mener la course, il le fait, il ne se pose pas trop de questions, comme Eddy et moi. Pensez aux deux championnats du monde qu’il a remportés, à ces attaques lancées de très loin. C’est impressionnant ». Continuer jusqu’à 32 ans, Hinault est persuadé que Pogacar en est capable. « Il a une longueur d’avance sur ses rivaux ».

Pour Hinault, Pogacar peut même «remporter plus de six Tours de France»

Outre ses aptitudes incontestables sur un vélo qui lui permettent de dominer le reste du peloton, Tadej Pogacar dispose d’une belle plage de repos entre chaque Grand Tour. Une donnée d’une importance capitale qui risque de le faire entrer un peu plus au panthéon du Tour de France et de ralentir la progression de Paul Seixas avec un sacre sur la Grande Boucle reporté à une date lointaine. « Entre les Grands Tours, il a le temps de récupérer. Il pourrait même remporter plus de six Tours de France (…) Son cyclisme est de la poésie. Il m’avait déjà impressionné il y a huit ans lorsqu’il avait remporté le Tour de l’Avenir. Depuis, il n’a cessé de s’améliorer. C’est beau de voir un athlète capable de rester si longtemps au sommet. Comme Merckx y est parvenu, et moi aussi. Et ce n’est pas fini pour lui ! ».

Paul Seixas : «J’espère être là le plus tôt possible»

Avant de s’élancer sur la dernière étape du Tour de France 2026 le 26 juillet dernier, Paul Seixas tirait un bilan positif et prenait même rendez-vous pour la prochaine édition. « C'est dans la tête, dans les jambes. La montagne fait son travail et les plus forts sont sur le podium. Pas de regrets et puis c'est normal qu'il me reste une marge de progression. Ce sont trois très grands coureurs qui sont sur le podium ce soir et c'est respectable. Tout est dur, il faut rester concentré tous les jours nerveusement et ne pas penser trop loin parce que si tu penses trop loin, c'est vraiment très long. Avec le Tour, on ne peut pas s'attendre à quelque chose la première fois. Il faut juste se laisser porter par le Tour et voilà, c'est un peu ce que j'ai fait. Je me suis laissé porter, j'ai découvert ce qu'était le Tour de France et c'est une expérience inoubliable. Bien sûr, j'espère prendre rendez-vous, après je ne peux pas le dire à l'avance. Je ne sais pas quelles seront mes ambitions, mais j'espère être là le plus tôt possible ». Que ce soit 2027, 2028 ou les autres, tant que Pogacar sera apte physiquement, Seixas n’aura aucune chance d’après Bernard Hinault

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