Cela fait quatre ans que le Grand Prix de France n’est plus au programme du championnat du monde de Formule 1. Un véritable manque selon Esteban Ocon. Le pilote français d’Haas estime que les politiciens français doivent faire pression sur les patrons de la FIA pour que la discipline reine de la course automobile fasse son retour dans l’hexagone. Ocon fait part de son rêve de rouler dans une monoplace au niveau de l’Arc de Triomphe.

Le Grand Prix de France n’est plus au calendrier de Formule 1 depuis la saison 2022. Une décision de Stefano Domenicali, directeur général de la Formula One Group, dans un souci d’équilibre dans la planification des courses sur différents continents avec un facteur économique important puisque d’autres Grands Prix à l’étranger étaient plus rentables que le Castellet et le circuit Paul Ricard. Avant cela, Magny-Cours était l’antre du Grand Prix de France pendant plus 17 ans. Et maintenant ?
«Le Grand Prix de France doit se dérouler à Paris»
« Le Grand Prix de France manque au calendrier de la Formule 1 ». En février 2025, Flavio Briatore se livrait sur la nécessité d’un retour d’un Grand Prix de France au championnat du monde de F1. « Mais pas à Magny-Cours où il n'y a quasiment rien ». Pour le Team Principal d’Alpine, il faut impérativement que le GP de France ait lieu en région parisienne pour pouvoir prétendre à revenir sur la durée au calendrier. « Le Grand Prix de France doit se dérouler à Paris. Évidemment, ce ne sera pas un Grand Prix dans Paris même en passant sous la Tour Eiffel, mais ce serait magnifique. L'avantage de Paris c'est qu'il y a toute la capacité hôtelière ».
«On pourrait faire la course sur ce revêtement, on le rendrait un peu plus dur et on verrait ce que ça donne»
Esteban Ocon n’est pas sur la même longueur d’onde que Flavio Briatore. Selon le pilote d’Haas, un Grand Prix à Paris est possible avec un passage au niveau de l’Arc de Triomphe comme l’épreuve finale du Tour de France en cyclisme chaque année. « Je pense qu’un Grand Prix de Paris serait incroyable. C’est assurément un Grand Prix dont je rêverais. Ou dans le Sud, à Nice ou ailleurs, ce serait quelque chose de spécial. Autour de l’Arc de Triomphe, ce serait génial. On pourrait faire la course sur ce revêtement, on le rendrait un peu plus dur et on verrait ce que ça donne. Ce serait vraiment incroyable ».
«J’espère que les politiciens français vont enfin m’écouter»
Pendant son entrevue accordée à Autosport et rapportée par Le Parisien, Esteban Ocon a pris l’exemple de la Formule E pour justifier sa prise de parole. A ses yeux, tout n’est qu’une question de volonté et d’une campagne de pression de la part des hommes politiques français auprès des décideurs du côté de la FIA. « Je sais que la Formule E l’a déjà fait. Donc si on fait pression, c’est possible. Rien n’est impossible. C’est juste une question de volonté. J’espère que les politiciens français vont enfin m’écouter ». Reste à savoir si l’appel d’Ocon sera entendu et comment le gouvernement gérera ce dossier s'il venait à être à l'étude...