Zinedine Zidane réalise son «rêve de gosse» : «Ma femme m’a pris pour un fou»
Pierrick Levallet

Considéré comme l’un des meilleurs de sa génération, Zinedine Zidane a été l’idole de nombreux joueurs. Mais le Ballon d’Or 1998 est également passé par là. L’ancien numéro 10 de l’équipe de France a lui aussi idolâtré un joueur. Et il a même pu réaliser son rêve d’enfance, sous les yeux ébahis de sa femme.

La réputation de Zinédine Zidane n’est plus à faire. Le Ballon d’Or 1998 était considéré comme l’un des meilleurs de sa génération, et a ainsi servi d’idole à de nombreux joueurs à travers les années. Mais dans sa jeunesse, l’ancien numéro 10 de l’équipe de France a lui aussi idolâtré quelqu’un. Il a d’ailleurs pu rencontrer son héros au cours de sa carrière, et a même pu réaliser son rêve d’enfance sous les yeux ébahis de sa femme.

«J’étais fanatique de lui»

« Mon idole ? Enzo Francescoli (international uruguayen passé par le Matra Racing puis Marseille). C’était plus que mon idole. J’étais fanatique de lui. C’était plus que du mimétisme. Je décortiquais tout ce qu’il faisait. Il fallait que je refasse ça sur le terrain. Je m’entraînais jusqu’à y arriver. Je regardais tout, à la loupe, pour reproduire. En plus, j’allais au stade à l’époque (1989-1990). J’étais tout en haut dans le Vélodrome, derrière le but. J’adorais aussi Karl-Heinz Förster (Marseille, 1986-1990), Blaz Sliskovic (1986-1987) qui mettait des corners directs. Il y a eu aussi “JPP” (Jean-Pierre Papin, 1986-1992) après, et contre qui j’ai même joué plus tard. Mais tout me subjuguait chez Enzo Francescoli. La technique avec ses contacts extérieur-intérieur, intérieur-extérieur. C’était de la dentelle. Je pense que, quelque part, je suis arrivé à lui ressembler. Techniquement, en tout cas, Enzo était majestueux » avait expliqué Zinédine Zidane dans un entretien accordé à L’Equipe en 2022.

«Il fallait que je réalise mon rêve de gosse»

« Est-ce que je l’ai rencontré ? Plusieurs fois. On s’est rapprochés. Mais Enzo restait mon idole. On a fait la finale de la Coupe du monde des clubs l’un contre l’autre, la Coupe intercontinentale à Tokyo. C’était avec la Juventus contre River Plate (1-0 pour la Juventus Turin, fin 1996). On a échangé nos maillots. Je lui avais demandé avant le match. Mais il savait. J’avais tellement parlé de lui dans mes interviews. Il m’a amené son maillot à la fin malgré la défaite. Mais ce n’était pas encore mon rêve absolu. Qui était ? De dormir avec son maillot. Je suis rentré à Turin. On l’a lavé. Puis j’ai dormi avec  ! À côté de ma femme qui m’a pris pour un fou. Le maillot avec les publicités. Il fallait que je réalise mon rêve de gosse. Jusqu’au bout. Mon fils aîné s’appelle Enzo. C’était vraiment gros, fort. Et c’est pour ça que je comprends les gens qui s’identifient, qui veulent faire, réussir, vis-à-vis de leurs exemples, de leurs idoles. Je suis passé par là. Après, on est devenus amis avec Enzo. On a mangé plusieurs fois ensemble à Madrid. On reste en contact, même s’il est très occupé » a ensuite ajouté l’ancien joueur, passé par le Real Madrid et la Juventus.

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