Dimanche lors de la finale de la CAN, Brahim Diaz aurait pu offrir la victoire au Maroc s'il avait réussi son penalty. Mais contrairement à Zinedine Zidane en 2006, le joueur du Real Madrid a raté sa panenka. Néanmoins, la comparaison s'arrête là aux yeux de Johan Micoud.
Un numéro 10 qui évolue au Real Madrid et qui tente une panenka dans une grande finale internationale, ça ne vous rappelle rien ? Dimanche, Brahim Diaz a effectivement manqué son penalty en finale de la CAN face au Sénégal dans les arrêts de jeu de la rencontre après une scène surréaliste qui avait vu les Lions de la Terranga quitter la pelouse. Rapidement, le Marocain a été vivement critiqué pour son geste jugé individualiste, mais ses défenseurs rappellent que Zinedine Zidane avait lui aussi effectué une panenka en finale de la Coupe du monde 2006 contre l'Italie. Sauf que lui l'avait réussi. Mais cette comparaison n'est absolument pas recevable selon Johan Micoud.
Micoud refuse la comparaison Zidane-Diaz
« On ne peut pas comparer avec la panenka de Zinedine Zidane, le contexte n’est pas le même. Zidane, il y a la faute, il le tire derrière. Il tente ce truc à ce moment-là qui est énorme. Mais c’est au début de match… Là, tu es à la dernière minute, il y a eu un quart d’heure d’arrêt, le contexte est particulier. Tentez ça à ce moment-là… Et puis, c’est un truc… Je crois que pour revenir à Zidane, il avait dit "ce moment-là, j’ai pensé à moi". Je trouve ce truc particulier », confie-t-il sur le plateau de L'EQUIPE du Soir avant de poursuivre.
«On ne peut pas comparer avec la panenka de Zinedine Zidane»
« Là, c’est un truc où tu penses plus à toi qu’aux autres. Et donc finalement… Je comprends qu’il n’y ait pas trop de mots de soutien de la part de ses coéquipiers. Même s’il en a peut-être besoin, mais… En tout cas, ce n’est pas tout à fait la même chose que la panenka de Zidane. Là, il y a un contexte particulier, il y a un quart d’heure d’arrêt du match, tu sais que c’est la dernière minute. Pour moi, il ne la rate pas, car si le gardien part à droite ou à gauche, il marque… Si le gardien part, il ne revient plus, il ne peut pas l’avoir », ajoute Johan Micoud.