J'étais dans mes petits souliers samedi dernier dans les tribunes du stade de France pour assister au choc entre le Stade Français et le Stade Toulousain, le coeur fendu en deux pour avoir porte les couleurs de ces deux clubs prestigieux.

Mais au coup de sifflet final, je partageais surtout la douleur et la peine des vaincus du jour, les Parisiens, qui n'en revenaient toujours pas de l' humiliation subie par le grand Stade Toulousain sur ses propres terres ou plane encore le fantôme d'el mago, l'Argentin Juan Martin Hernandez. Le Stade Français apparu tellement orphelin face à l'ogre toulousain que l'on aurait cru à un remake de David contre Goliath. Mais le plus choquant à mes yeux est le manque d'âme de cette équipe parisienne qui n'a jamais eu une quelconque révolte collective. Pas le moindre sursaut d'orgueil ou la moindre fierté pour enrayer la machine toulousaine qui la surclassait dans tous les domaines. Un malaise circulait dans les travées du SDF à la fin du match. Les regards hagards de Bernard Laporte et de Max Guazzini en disaient long, restants longtemps bouche bée, sans voix. Le stade Francais n'est pas pour autant mort et enterré. Il survivra de ses cendres comme toujours, mais nul doute qu'une génération va mourir. Il y a des défaites salutaires mais celle là va sûrement les marquer au fer rouge et il lui faudra du temps pour digérer et tenter d'effacer les traces de ce cataclysme. La qualification s'est envolée en route mais les joueurs la méritent-ils vraiment ?
Yachvili le plus doué Le stade Toulousain quand a lui s'est imposé en grand seigneur tant et si bien que les 80 000 spectateurs les ovationnèrent tout du long, leur rendant un vibrant hommage, et saluèrent comme un héro l'entrée du capitaine de l'équipe de France Thierry Dusautoir. Quand Toulouse joue à ce niveau de jeu, les protégés de Guy Novès me paraissent carrément imbattables! Enfin, le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. La grave blessure au genou de Frédéric Michalak profite a Dimitri Yachvilli qui effectue au passage son grand retour en équipe de France. « J'en ai pas d'autres » aurait lancé Marc Lievremont au manager du BO , Laurent Rodriguez en lui apprenant la sélection de son joueur. Pourtant , je reste persuade que Dimitri est peut être le joueur le plus doué de sa génération et sûrement le plus complet à son poste de demi de mêlée tant il possède tout le bagage technique et l'âme d'un vrai patron. S'il avait été épargné par les blessures, il n'y aurait pas photo comme on dit et Dimitri Yachvili serait sans conteste le titulaire du poste en Bleu. Son retour face a l'Italie ce dimanche lui ouvrira je l'espère les portes de la prochaine Coupe du monde! Le travail finit toujours par payer c'est bien connu.