Franck Ribéry est passé en deux jours du rire aux larmes. Soutien officiel de Nike puis de son staff, qualification de ses partenaires... puis suspension pour la finale. Carnet de bord de deux jours mouvementés.

Mardi 27 avril, 8h: Soutien à tous les étages Manager, joueurs. Tous au Bayern, sont derrière Kaiser Franck. Dans Bild, Uli Hoeness répète à nouveau qu'il est à fond derrière son joueur, qu'il espère bien conserver l'an prochain, comme tout l'effectif bavarois. «Mark van Bommel lui a rendu visite. Je sais que cela a beaucoup touché Franck et sa femme. Grâce à cela, notre position dans les négociations ne s'est pas détériorée. Tous se sont conduits de façon exemplaire dans le club, tous l'ont soutenu», ajoutant même qu'«il n'a commis aucun crime. » Mardi 27 avril, 16h: Ribéry/Woods, même combat Alors que l'on pouvait légitimement craindre que tous ses sponsors le laissent tomber après son affaire de moeurs, Franck Ribéry peut compter sur Nike, son équipementier, pour ne pas le lâcher au bord de la route. « On verra comment ça évolue, si évolution il y a. C'est un grand footballeur. Nous le soutenons en tant qu'athlète majeur », a confié la directrice de la communication de Nike sur RMC. Un discours comparable avec celui de Tiger Woods qui, malgré ses problèmes personnels, a toujours conservé le soutien de la marque à la virgule. Mardi 27 avril, 22h45: Les copains assurent 3-0 sur la pelouse de Lyon, avec un triplé d'Ivica Olic. Ses copains du Bayern ont fait le boulot avec application. Même si Hamit Altintop l'a remplacé excellemment, Ribéry peut encore espérer disputer la première finale de Ligue des champions de sa carrière, soit contre le Barça, soit contre l'Inter. Mercredi 28 avril, 13h30: Après le beau temps... Les choses allaient trop bien pour Franck Ribéry depuis une journée pour que les soucis n'arrivent pas dans la foulée. Avec un carton rouge direct reçu face à Lyon, le Bayern ne se faisait sans doute pas beaucoup d'illusion sur la participation de son joueur à la finale. Mais au vu de la relative sévérité de l'expulsion directe, les Bavarois priaient sans doute pour une note de mansuétude de la commission de discipline. C'est raté. Ribéry sera le grand absent à Bernabeu, suspendu pour trois rencontres. Le point d'orgue d'une fin de saison pourrie.