Lyon était en fâcheuse posture après le match aller. Lyon devait donc attaquer. Claude Puel ne semblait pas au courant, misant encore et toujours sur la solidité de son bloc. Cette fois, la politique du petit bras n'a pas payé.

Déjà le 4-2-3-1 aligné par Claude Puel avait fait tiquer. Pas de deuxième attaquant. Pas de véritable meneur de jeu avec Miralem Pjanic sur le banc. Lisandro Lopez retrouvait l’axe avec César Delgado en position d’électron libre.
La volonté était évidente et presque immuable chez Claude Puel. S’appuyer sur son bloc dense pour ne pas encaisser de but. Tenir le plus possible et attendre une hypothétique occasion pour revenir à hauteur sur l’ensemble des deux rencontres.
Alerte dès la 3e minute Mais une finale de la Ligue des champions, ça vient rarement tout seul en se contentant de défendre. Le manque d’ambition des Lyonnais aurait pu être sanctionné dès la 3e minute quand Müller a manqué une offrande d’Olic. Le jeune talent bavarois s’est vite rattrapé en rendant la politesse au Croate après avoir résisté à Réveillère (26e).
Alors ensuite, Puel a tenté de corriger ses erreurs. Mais à lutter contre sa nature, l’entraîneur des Gones a encore échoué. A la pause, Cissokho est remplacé par Gomis. Bastos passe en arrière gauche et l’ancien Stéphanois est censé apporter du poids en attaque. Résultat, Gomis gaspille une occasion énorme en expédiant sa reprise dans les airs (50e). Robben profite, lui, de la présence de son nouveau garde du corps pour enfin se montrer après avoir été muselé par Cissokho.
Puel se ravise trop tard Delgado, trop indécis en meneur de jeu, a lui été remplacé par Pjanic à la 69e minute. C’était bien trop tard. Cris avait déjà été expulsé pour avoir contesté une décision de M. Busacca (60e) et Olic avait réalisé le doublé en profitant des nouveaux espaces dans la surface lyonnaise où Gonalons avait reculé (66e). Le Croate s’est ensuite offert le coup du chapeau sur une tête décroisée (78e).
En atteignant enfin les demi-finales de Ligue des champions, l’OL a franchi une étape non négligeable dans sa construction européenne. Mais il n’est pas encore convié au saint des saints. Difficile d’y prétendre quand on refuse aussi souvent le jeu.