Accroché 1-1 à la Luz par l'OM, Benfica ne craint pas le retour au Vélodrome. Deux fois, dans son histoire, le club portugais a été confronté au même cas de figure après l'aller et peut s'appuyer sur deux matches qualifications grandioses à la clé. 77% de chances En accrochant le nul à la dernière seconde à la Luz (1-1), Hatem Ben Arfa a mis l’Olympique de Marseille dans de bonnes dispositions pour le retour, jeudi, au Vélodrome. Il n’y a aucun doute là-dessus. Les statistiques disent même que les Marseillais ont un peu plus de 75% de se qualifier. S’ils réussissent un match similaire, l’efficacité et le soutien inconditionnel du Vélodrome en plus, ils se rapprocheront du 100%. A moins que Jorge Jesus n’ait eu la mauvaise idée de montrer à ses joueurs des images d’archives. Il s’agit de deux qualifications historiques, exemples parfaits du caractère racé de cette équipe.

Benfica surmonte Arsenal en 1991 La première a lieu lors de la première édition de la Ligue des champions, à l’automne 1991. A l’aller à la Luz le 23 octobre, les Lisboètes, alors entraînés par Sven-Goran Eriksson, sont tenus en échec par le grand Arsenal. Isaias ouvre le score mais Kevin Campbell égalise (1-1). Pour le retour, la presse anglaise leur prédit l’enfer. Le début de match ne dit rien d’autre puisque les Gunners déflorent le tableau d'affichage. Mais Isaias égalise. Direction les prolongations, où le Benfica surclasse les Anglais dans l’envie et s’impose sur des buts de Kulkov et ce diable d’Isaiaz. Avant le dernier quart d’heure, Highbury est assommé : 1-3, la grande classe.
Benfica dépasse Leverkusen en 1994 Trois ans plus tard, rebelote, en quarts de finale de la défunte Coupe des Coupes. Il y a quasiment 16 ans (en mars 1994), le scénario du match aller est identique face au Leverkusen (1-1), avec un nouveau but décisif de… Isaias ! Le retour est historique. Le Bayer mène 2 à 0 grâce à l’efficacité de Schuster puis Kirsten. Abel Xavier réduit le score avant l’égalisation de João Pinto. Dans la folie générale, Kulkov donne même l’avantage aux Lisboètes mais le mythique Kirsten est toujours là pour faire trembler les filets, bientôt imité par son partenaire Hapal. A 4-3, le Benfica est éliminé mais va encore trouver des ressources insoupçonnées et arrache sa qualification par l’intermédiaire de Kulkov (4-4).
Rui Costa, le trait d’union L’histoire, me direz-vous, c’est une chose. Plus d’une décennie est passée depuis ces deux coups d’éclat historiques mais le Benfica possède un trait d’union entre ces deux époques. Il s’appelle Rui Costa et il est directeur sportif du Benfica en charge du recrutement. Surtout, il a participé à ses deux matches de légende (il fut bizarrement remplacé à chaque match décisif, à la 80e et la 85e minute) et a forcément dû montrer aux joueurs actuels la voie à suivre pour entrer dans la légende du club.
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