«Pour m’impressionner, il m’a cisaillé en deux» : Il balance sur Raymond Domenech
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Si on se souvient surtout de lui pour ses années sur le banc de l’équipe de France, où il est resté de 2004 à 2010, Raymond Domenech a aussi été joueur. Connu pour être un défenseur rugueux, un de ceux qui a été opposé à lui sur les terrains de football se souvient encore du moment où il l’a « cisaillé en deux » pour l’impressionner.

Passé par Caen, le RC Lens, le LOSC, l’OGC Nice, l’ASSE et Le Havre avant de raccrocher les crampons à Bourges en 1992, Pascal Françoise a raconté ses souvenirs de carrière dans un entretien accordé à L’Équipe. L’ancien attaquant aux 49 buts en 276 matchs de Ligue 1 a notamment dévoilé le joueur le plus fort qu’il ait eu à affronter : Osvaldo Piazza.

Piazza, « un monument, alors en pleine euphorie avec Saint-Etienne »

« Un monument, alors en pleine euphorie avec Saint-Etienne (1972-1979). Il avait cette capacité physique à s’imposer dans les duels et le dernier geste. Comme il était l’un des seuls stoppeurs à monter balle au pied, je devais le suivre. Et quand il enclenchait, croyez-moi, il était dur à arrêter. Un roc », a confié Pascal Françoise.

« Domenech m’a descendu comme un vulgaire joueur »

Ses souvenirs de Raymond Domenech sont en revanche moins positifs. « Le joueur le plus méchant ? Raymond Domenech. Je n’avais que 18 ans et pour m’impressionner, il m’a cisaillé en deux, au milieu de terrain. Il m’a descendu comme un vulgaire joueur », a ajouté Pascal Françoise. En ce qui concerne le joueur le plus fort avec lequel il ait joué cette fois-ci, il a désigné Farès Bousdira : « Tu démarrais et soixante mètres après, tu recevais le ballon dans les pieds. Il était d'une technicité incroyable et il sentait les coups. Il aurait mérité d'avoir plus qu'une sélection en équipe de France. C'est celui qui m'a le plus impressionné, avec Carlos Curbelo, un libero uruguayen devenu international français (deux capes en 1976). Lui, c'était la classe à l'état pur. C'est en partie grâce à lui, si on est montés en D1 avec Nice, en 1985. »

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