Il est parfois arrivé que le PSG cherche à se débarrasser d'éléments indésirables qui ne souhaitaient pas quitter le club, mais le cas inverse est beaucoup plus rare ! Et pourtant, c'est précisément le cas de figure qui s'est présenté avec ce joueur, recruté à l'aube du projet des Qataris au PSG alors qu'il ne souhait pas venir. Explications.

Au début de l'ère QSI au PSG, après le rachat du club de la capitale par le Qatar en 2011, de nombreux ajustements ont été apportés à l'effectif. Et Leonardo, le directeur sportif de l'époque, disposait d'un gros réseau dans le championnat italien qui a rapidement attiré de nombreux joueurs en provenance de ce championnat (Pastore, Ménez, Motta, Lavezzi, Ibrahimovic, Thiago Silva...). Parmi eux, un gardien italien arrivé tout droit de Palerme à l'été 2011 pour 4M€, et qui pourtant ne souhaitait absolument pas signer au PSG : Salvatore Sirigu.

« Ils voulaient me donner une compensation pour que je me taise »
Dans un entretien accordé en février 2012 à Extra Time, supplément de La Gazzetta dello Sport, Salvatore Sirigu expliquait avoir été forcé de signer au PSG à l'été 2012 : « Si ça n’avait tenu qu’à moi, je n’aurais jamais quitté Palerme. Mais on m’a poussé vers la sortie. Je serais resté si on avait vraiment chercher à me retenir. Ce n’était pas une question d’argent, parce que j’étais prêt à faire une autre saison avec ce contrat, pour montrer ce que je valais et pour convaincre les dirigeants de me faire une vraie proposition. Mais ils m’ont poussé vers la sortie, on aurait dit qu’ils voulaient me donner une compensation pour que je me taise », a indiqué l'ancien gardien italien, qui est resté sous contrat avec le PSG jusqu'en 2017.
« Leonardo me voulait vraiment »
Et finalement, Salvatore Sirigu a rapidement trouvé ses marques avec le PSG malgré son transfert forcé : « Leonardo m’a fait comprendre qu’il me voulait vraiment. Ici, à Paris, je suis seulement le héros du dimanche, et après on me laisse tranquille, en somme, il y a moins de pression que dans le championnat italien. À Paris, je m’amuse beaucoup plus et je me suis amélioré dans le jeu en termes de concentration », a précisé Sirigu.