Samir Nasri l’a convaincu de signer à l’OM, et les supporters peuvent le remercier !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Parfois, il arrive à des joueurs de se muer en directeur sportif le temps d’un dossier, et c’est ce qui est arrivé à Samir Nasri durant son passage à l’OM. Il y a quelques mois, un ancien joueur révélait le rôle de l’enfant de Marseille dans son arrivée du côté du Vélodrome…

Natif de Marseille, Samir Nasri a débuté sa carrière du côté de l’OM, portant les couleurs de son club de cœur jusqu’à l’été 2008, et son départ pour Arsenal. L’ancien international français a notamment évolué aux côtés de Steve Mandanda, arrivé en 2007 en provenance du Havre à l’âge de 22 ans. Un recrutement important dans l’histoire du club, puisque le portier, aujourd’hui à la retraite, est le joueur le plus capé de l’OM avec 613 matches disputés sous le maillot phocéen. Et Nasri n'est pas pour rien dans la signature de Mandanda à Marseille.

« Samir, avec qui j'étais en Espoirs, n'arrêtait pas de me dire de venir à l'OM »

Dans un entretien accordé à L’Equipe pour annoncer sa retraite en septembre dernier, Steve Mandanda avait raconté son arrivée dans la cité phocéenne. « L'OM, j'en avais un peu entendu parler. Samir (Nasri), avec qui j'étais en Espoirs, n'arrêtait pas de me dire de venir à l'OM. Et, un jour pendant les vacances, je me retrouve chez mes parents en banlieue parisienne et mon téléphone sonne. "Pape Diouf à l'appareil." "Mais qu'est-ce qu'il me raconte celui-là !" C'était bien lui (il sourit). Je ne pouvais pas imaginer le président de l'OM appeler le gardien du Havre en Ligue 2 », avait-il déclaré.

« Ce mariage avec l'OM, ç'a été un alignement de planètes »

« Malgré mon tempérament assez calme, j'ai aussi mon caractère, il ne faut pas croire (sourires). Ce mariage avec l'OM, ç'a été un alignement de planètes, a enchaîné Mandanda. J'ai découvert un coach qui a énormément compté : Éric Gerets. Incroyable dans sa gestion tactique et son management. Il était franc, direct, j'ai adoré. Au moment où Cédric (Carrasso) revient de blessure, je fais une semaine d'entraînement atroce. Il vient me voir, ça dure vingt secondes : "C'est toi mon numéro 1 !" Malheureusement pour Cédric, il s'était blessé quelques mois avant et ça a complètement changé ma carrière, encore fallait-il que je sois performant. Avant mon premier match à Caen (2-1), j'ai vécu trois jours d'enfer, la veille du match, je n'ai quasiment pas dormi de la nuit, je voyais mon nom dans tous les journaux, je n'étais pas habitué à cette pression-là. Une action change tout : je sors un coup franc de "Titi" Deroin main opposée. Ça me donne de la confiance, ça montre aux gens que je suis performant. »

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