Mercato - PSG : Luis Enrique est tombé dans un «piège» qui va coûter très cher ?
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Très discret ces derniers temps sur le mercato, le PSG a toutefois pris des décisions importantes avec des choix très forts. Et cela ne paie pas forcément. Un ancien joueur du club estime d'ailleurs que les Parisiens se sont fait piéger dans un dossier chaud.

L'été dernier, le PSG avait décidé de changer de gardiens de but. Malgré la seconde partie de saison exceptionnelle de Gianluigi Donnarumma, Lucas Chevalier est arrivé, mais il ne s'est jamais imposé cette saison. Par conséquent, c'est Matvey Safonov qui s'est imposé dans les buts. Un choix par défaut comme le souligne Jérôme Alonzo qui regrette le PSG se soit fait piéger dans ce dossier.

Alonzo s'inquiète pour les gardiens du PSG

« Quand un gardien est très peu sollicité et qu’en l’espace de trente secondes, il enchaîne une intervention hyperlimite et a un but pour lui, on ne peut pas le créditer d’un bon match. Malheureusement, c’est peut-être le scénario qu’on redoutait. Tu as déclassé ton gardien numéro 1 et l’autre, qui avait peut-être surperformé, se rapproche aujourd’hui de son vrai niveau, celui d’un gardien moyen plus. Attention, Safonov est un bon gardien, mais je veux dire par là que ce n’est pas Alisson Becker, pas Donnarumma, ni Neuer, encore moins Courtois… Si on devait faire des chapeaux au niveau européen, il serait, selon moi, chapeau 3, au mieux fin de chapeau 2, mais jamais chapeau 1. C’est pourquoi je parle de piège qui se referme : tu as décidé de virer ton chapeau 1 (Donnarumma) pour prendre des chapeaux 2 », assure-t-il dans les colonnes du Parisien avant de poursuivre.

«C'est un piège qui se referme»

« Attention aux conclusions hâtives. Mon opinion — et ça n’engage que moi — est de penser que Safonov n’est pas encore un grand gardien. Mais son véritable niveau n’est pas non plus celui qu’il a affiché vendredi soir. Au contraire, il a plutôt été très bon ces quatre derniers mois. En revanche, on peut se demander si l’armure ne se fend pas un peu. Lui, qui était une sorte de « Iceman », un gardien froid, costaud, sans émotion dans le bon sens du terme, ne serait-il pas des nôtres, un peu plus humain et sujet à la pression quand l’altitude s’élève ? Il y a peut-être de ça à l’approche de Liverpool car il n’est pas rompu à ces grands combats-là, n’a encore jamais connu ce qui l’attend mercredi prochain », ajoute Jérôme Alonzo.

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