Mercato - OM : Un joueur «en surpoids» recruté, le vestiaire n’en revenait pas
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

S’il a finalement marqué les esprits lors de son passage à l’OM, un joueur n’avait pas vraiment convaincu le vestiaire au moment de son transfert. Comme l’a expliqué un de ses coéquipiers de cette époque, le principal intéressé était en surpoids à son arrivée et ses débuts à Marseille n’ont pas été évidents.

Diego Maradona, Ruud Gullit et Chris Waddle. À l’été 1989, l’OM réalisait le troisième transfert le cher de l’histoire du football afin de s’attacher les services de l’ancien international anglais (62 sélections), derrière l’Argentin et le Néerlandais. Un joueur au talent exceptionnel qui a marqué les esprits à Marseille, mais qui a eu besoin d'un peu de temps pour cela.

« Il était en surpoids, il sort de l’entraînement, il est violet »

Car, comme l’a confié Eric Di Meco dans le podcast Ils font Marseille, Chris Waddle était complètement hors de forme au moment de son arrivée à l’OM : « Chris Waddle arrive, on avait déjà repris la saison, il arrive, il est en surpoids, il fait 100° à Marseille, premier entraînement qu’il fait, il était en surpoids, il sort de l’entraînement, il est violet. Violet de chaleur et de méforme. On se dit : “Mais qui c’est cet Anglais ?” »

« On s’est dit : “Qui c’est cet Anglais, violet au bout de 30 minutes d’entraînement, qui ne sait pas faire une tête et qui a le physique du pêcheur du coin ?” »

« Moi, je m’en souvenais parce qu’il jouait devant avec l’Angleterre et je me souvenais de lui parce qu'il m'avait marqué. Je me souvenais que c’était un joueur dribbleur et tout mais quand il est arrivé, on lui fait des centres sur la tête. On s’est dit c’est un Anglais, il va nous mettre des buts de la tête. Mais plus mauvais de la tête, ça n’existe pas. Il ne sait pas faire une tête. On s’est dit : “Qui c’est cet Anglais, violet au bout de 30 minutes d’entraînement, qui ne sait pas faire une tête et qui a le physique du pêcheur du coin ?” », a ajouté Eric Di Meco. « Au premier match, on va à Lyon, Chris rentre dans ce match, il était en difficulté. Et puis il devient le joueur qu'il est devenu derrière. À l’époque, je crois que c’était le plus gros transfert en France. Ça ne s'était jamais vu. Il en a souffert au début, les mecs disaient qu’il n'avançait pas pour son prix. »

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