L'OM est peut-être passé à côté d'une belle histoire d'amour avec une ancienne figure de la Ligue 1, un attaquant passé notamment par le PSG et le FC Barcelone, et qui a comptabilisé au total 17 sélections en équipe de France au début des années 2000. Il s'agit de Ludovic Giuly, qui annonce être passé tout proche d'un transfert à l'OM en 2007 avec la direction du club phocéen ne change d'avis.

Les faits remontent à l'été 2007, alors qu'un certain Lionel Messi était en pleine éclosion au sein du FC Barcelone, ce qui a eu des conséquences directes sur le plan sportif pour Ludovic Giuly. L'ancien attaquant de l'équipe de France avait perdu sa place de titulaire au Barça, et il avait donc été poussé au départ cet été-là afin de relancer sa carrière. Giuly avait été contacté par l'OM avec qui il avait même trouvé un accord, mais le deal ne s'est finalement pas fait et il avait donc pris la direction de l'AS Rome. Interrogé par Kampo, l'ancien attaquant des Bleus raconte son transfert avorté à l'OM et rappelle tout le contexte avec Messi.
« Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? »
« Léo, il arrive. C'est fini. Je joue un peu. Je fais 40% des matchs, je crois. De toute façon, il est plus fort que moi. Pour un joueur comme ça, il n'y a pas de honte à se dire : qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Il a 19 piges et c'est un phénomène. Mon transfert à l’AS Rome ? Je pense que je me suis trompé de choix. Rien à voir avec le club ou avec les joueurs, mais dans mon bien-être, j'aurais dû aller peut-être en Angleterre. J'avais la Fiorentina ou j'avais Rome. Ça ne s'est pas fait avec la Fiorentina. J'ai choisi Rome », indique Ludovic Giuly, qui a pourtant bien failli signer à l'OM avant d'aller en Italie.
« Le président a choisi Ziani. Il l'a préféré »
Il raconte les coulisses des discussions et de l'échec de ce transfert à l'OM : « Je me mets d'accord avec Anigo. Je me rappelle, il m'appelle et me dit : 'Ludo, c'est bon. On est trop contents que tu viennes à Marseille.' J'ai dit : putain, c'est cool. Je suis content aussi ». Mais quelques jours plus tard, Giuly contacte son agent par téléphone, qui met fin à la piste : « Je lui demande : je vais quand à Marseille ? Il me dit : tu n'y vas plus. Le président a choisi Ziani. Il l'a préféré. S'il le préfère, tant pis », poursuit l'ancien joueur de l'équipe de France.